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29/09/2012 04:25 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

La "passivité" d'Obama au Moyen-Orient conduit au "chaos", accuse Romney

Le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, a haussé le ton samedi en accusant son rival Obama de "passivité" au Moyen-Orient, ce qui selon lui a conduit au "chaos", après des violences meurtrières générées par un film dénigrant l'islam.

La théorie d'Obama selon laquelle "estomper le leadership américain calmerait la colère contre nous et nous attirerait des faveurs, a non seulement échoué mais a généré davantage de chaos", a estimé M. Romney lors d'une allocution à Belmont (Massachusetts, nord-est).

"La politique étrangère du président Obama est une politique de passivité et de déni", a ajouté M. Romney.

Le républicain s'en est pris aux propos d'Obama qui avait affirmé que ces violences étaient "des obstacles sur la route".

"Une telle assertion à propos d'événements choquants révèle que le président ne connaît pas vraiment la gravité des enjeux auxquels nous sommes confrontés au Moyen-Orient", a jugé M. Romney.

"Cela met l'Amérique, avec ses amis et ses alliés, à la merci de ce qui survient et de ceux qui nous veulent du mal", a-t-il soutenu.

"Nous voyons une réaction confuse, lente et inconsistente à l'attaque terroriste en Libye, un refus d'être franc avec les Américains à propos de ce qui est arrivé, et un échec complet dans l'explication de la menace terroriste grandissante à laquelle nous sommes confrontés dans la région", a-t-il pointé.

Le gouvernement américain est brocardé par l'opposition républicaine pour avoir changé de versions sur l'attaque du 11 septembre contre son consulat à Benghazi (Libye, est), au cours de laquelle a péri l'ambassadeur des Etats-Unis, avant d'admettre qu'il s'agissait d'un "acte terroriste" impliquant Al-Qaïda.

M. Romney s'était de son côté attiré de vives critiques, y compris dans son propre camp, quand il avait dénoncé des "signaux ambigus" dans la réaction du gouvernement au début des violences en Egypte et en Libye, accusant le président de sympathies pour les extrémistes musulmans.

Ces violences ont ensuite embrasé pendant deux semaines plusieurs pays arabo-musulmans, faisant au total plus de 50 morts.

Mitt Romney doit affronter Barack Obama dans un premier débat mercredi soir à Denver, dans le Colorado (ouest), en vue de l'élection présidentielle du 6 novembre.

mlm/are/ff

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