NOUVELLES
29/09/2012 10:58 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

Egypte: le Premier ministre égyptien dément que des coptes aient fui Rafah

Le Premier ministre égyptien, Hicham Qandil, a démenti samedi que des familles coptes (chrétiens d'Egypte) de la ville égyptienne de Rafah, près de la bande de Gaza, ait fui après avoir reçu des menaces de mort de la part d'islamistes.

"Les instructions données aux autorités sont de protéger les frères coptes là où ils se trouvent", a déclaré M. Qandil, cité par l'agence officielle Mena, ajoutant qu'il n'y avait eu aucun "transfert forcé" de familles coptes de Rafah.

Selon lui, seule une famille copte a décidé de quitter volontairement le secteur.

Mais le Conseil national des droits de l'Homme, une instance créée par le président égyptien Mohamed Morsi, a affirmé samedi dans un communiqué que des "menaces" avaient forcé des familles coptes de Rafah à partir. Faisant part de sa "vive préoccupation", le conseil a pressé les autorités d'"agir et de protéger" ces familles.

Vendredi, des habitants et des responsables avaient annoncé que plusieurs familles coptes de Rafah avaient fui après avoir reçu des menaces de mort.

"Ces familles sont parties volontairement car elles craignaient pour leur vie après les menaces", a déclaré à l'AFP le père Michel Antoine, de l'Eglise d'El-Arish, sans préciser le nombre de familles concernées. Selon lui, Rafah comptait sept familles coptes avant ces départs.

Un autre responsable à Rafah a toutefois assuré qu'aucune famille copte n'avait quitté la ville.

La semaine dernière, des tracts ont circulé dans la ville exigeant, sous peine de mort, le départ de la petite communauté copte locale, et quelques jours plus tard, un magasin appartenant à une famille copte a été mitraillé, ont rapporté des habitants, ajoutant que les autorités locales n'avaient pris aucune mesure de protection pour les Coptes.

Les Coptes d'Egypte, qui se disent marginalisés et ont déjà subi de nombreuses attaques ces dernières années, craignent pour leur sécurité depuis l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement islamiste, et redoutent les retombées du film anti-islam controversé probablement produit par un Copte installé aux Etats-Unis.

mon/hj/fc

PLUS:afp