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L'Algérie demande des limites à la liberté d'expression pour protéger l'islam

29/09/2012 03:00 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST
AP
Bangladeshi Muslims burn flags of the U.S. and Israel during a protest against an anti-Islam film which depicts the Prophet Muhammad as a fraud, a womanizer and a madman, in Dhaka, Bangladesh, Friday, Sept. 14, 2012. (AP Photo/A.M. Ahad)

NEW YORK, États-Unis - L'Algérie a demandé samedi devant l'Assemblée générale des Nations unies un effort international pour empêcher des attaques contre l'islam en posant des limites à la liberté d'expression.

Dans son discours devant l'assemblée générale, le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci réclamé une action mondiale sous l'égide de l'ONU pour répondre aux violentes manifestations suscitées dans le monde arabo-musulmans par "Innocence of Muslims", un film amateur produit aux Etats-Unis et ridiculisant les musulmans et le prophète de l'islam Mahomet.

Si Mourad Medelci n'a pas précisé exactement de quelle façon il pensait que l'ONU pouvait intervenir, son appel fait écho à d'autres demandes faites devant l'Assemblée générale par des dirigeants du monde musulman qui souhaitent que le blasphème et les insultes contre l'islam soient interdits dans le droit international.

En marge de l'Assemblée, Ekmeleddin Ihsanoglu, le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, a déclaré à l'Associated Press samedi qu'il souhaitait que les insultes envers l'islam soient traitées comme l'incitation à la haine raciale.

"Si le monde occidental n'arrive pas à comprendre la sensibilité du monde musulman, alors nous sommes dans le pétrin", a-t-il dit. De telles provocations posent "une menace pour la paix et la sécurité internationales et le caractère sacré de la vie".

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