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Test de résistance pour les banques chypriotes exposées à la dette grecque

28/09/2012 08:15 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Les banques chypriotes exposées à la dette grecque vont subir un test de résistance pour permettre l'obtention par Nicosie d'une aide internationale destinée à soutenir son économie et renflouer ses banques, a annoncé la Banque centrale de Chypre.

Ce test fait partie d'un audit indépendant plus vaste exigé par la troïka formée par l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), en vue de l'attribution de cette aide, a indiqué cette source.

Cet audit "comprendra un examen de la qualité des actifs et un test de résistance de fond en comble, afin de déterminer les besoins en capitaux de chaque institution bancaire", a indiqué la Banque centrale.

Outre la troïka, cet audit sera piloté par les autorités chypriotes et l'Autorité bancaire européenne, a-t-elle précisé.

Le test visera la quasi-totalité du secteur bancaire chypriote, à commencer par Bank of Cyprus et Popular Bank, les deux établissements les plus exposés à la dette grecque.

La République de Chypre, qui rassemble la population hellénophone de l'île, subit de plein fouet la crise en Grèce, pays dont elle est très proche économiquement et culturellement.

Elle n'a plus accès aux marchés financiers en raison des abaissements successifs de sa note par les agences de notation et a sollicité en juin l'aide de l'UE, de la BCE et du FMI.

Le montant de cette aide n'a pas été chiffré officiellement, mais pourrait atteindre, selon l'agence Standard and Poor's, 15 milliards d'euros sur trois ans.

En échange, selon la presse chypriote, la troïka demande à Nicosie notamment de réduire les salaires des fonctionnaires de 15%, les prestations sociales de 10%, de diminuer l'aide au logement et les subventions indexées sur l'inflation, et d'augmenter de nouveau la TVA.

Le président communiste de la République de Chypre, Demetris Christofias, s'est toutefois refusé jusqu'à présent à supprimer le 13e mois de salaire et l'indexation des traitements sur l'inflation dans la fonction publique.

Chypre a déjà reçu fin 2011 un prêt à faible intérêt de 2,5 milliards d'euros de la Russie et espère encore obtenir de Moscou un nouveau prêt de cinq milliards d'euros.

Le pays table sur une contraction de 1,5% de son économie en 2012.

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