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Sécurité renforcée à Tunis dans la perspective de manifestations

28/09/2012 06:59 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Des renforts de sécurité étaient déployés vendredi à Tunis où la circulation automobile a été interdite sur plusieurs artères de la capitale et en banlieue en prévision de manifestations après la grande prière hebdomadaire.

La sécurité a été renforcée autour de l'ambassade de France, au coeur de Tunis, ainsi dans le quartier huppé de Mutuelleville qui abrite plusieurs chancelleries dont l'ambassade d'Allemagne.

L'ambassade américaine, objet d'une attaque violente le 14 septembre, était également sous haute surveillance de l'armée et de la police, et la circulation était interdite sur un tronçon de la route express Tunis-la Marsa (banlieue nord), longeant la représentation diplomatique des Etats-Unis.

Le ministère de l'Intérieur a interdit de circuler et stationner sur une dizaine d'artères aux environs des représentations française, américaine et allemande.

Protégées par des barbelés, des herses, des véhicules et blindés militaires, les ambassades étaient aussi gardées par des unités spéciales d'intervention rapide, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des patrouilles et des contrôles étaient effectués depuis la veille.

Ce dispositif est déployé pour la deuxième semaine consécutive le vendredi, jour de la prière hebdomadaire à l'issue de laquelle des fidèles mécontents ont manifesté récemment contre la publication d'un film dénigrant l'islam et de caricatures du prophète Mahomet.

Les autorités tunisiennes ont été prises de court le vendredi 14 septembre lorsqu'une manifestation contre le film islamophobe, partie d'une mosquée du centre-ville, avait dégénéré en émeutes devant l'ambassade américaine, attaquée par des protestataires issus pour la plupart de la mouvance jihadiste.

Ces violences avaient fait quatre morts et des dizaines de blessés, selon le dernier bilan officiel. Les autorités ont procédé à des arrestations et promis d'empêcher tout nouveau débordement.

L'opposition et la société civile avaient réclamé alors la démission du ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, membre du parti islamiste Ennahda au pouvoir.

Bsh/cnp

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