POLITIQUE

Raymond Bachand briguera la direction du Parti libéral du Québec (VIDÉO)

28/09/2012 11:08 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - L'ancien ministre des Finances Raymond Bachand a confirmé vendredi qu'il se lançait dans la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ).

«Il faut que le Parti libéral du Québec redevienne un parti de débats, redevienne un parti d'idées», a lancé M. Bachand en devenant le premier candidat dans la course à la succession de Jean Charest, qui a démissionné après sa défaite à l'élection du 4 septembre.

Les propos du candidat, qui avait convoqué médias et supporters à l'Auberge de l'Oratoire Saint-Joseph dans sa circonscription d'Outremont, pourraient facilement être interprétés comme une critique à l'endroit de son prédécesseur.

«Il faut donner la liberté de parole à nos militants. Il faut écouter les Québécois, se mettre à l'écoute, les rencontrer. Il faut bâtir des consensus, il faut unir et non pas diviser», a-t-il dit.

Bien qu'il ait fait partie pendant plusieurs années du gouvernement libéral sortant, M. Bachand s'est proclamé le candidat du changement, en invoquant son passé politique pour soutenir cette affirmation.

«Changement? Tout le monde sait que dans les années 70, j'ai milité au Mouvement souveraineté-association et au Parti québécois, mais le monde a changé. La planète a changé et les besoins du Québec de l'avenir ne sont pas les besoins du Québec des années 60 et des années 70. Il faut savoir s'adapter», a-t-il dit.

À ceux qui lui reprocheraient son manque de charisme, Raymond Bachand a fait valoir qu'il pouvait difficilement se faire valoir dans ses fonctions précédentes.

«Un ministre des Finances, ce n'est pas un excité — je ne suis pas un excité de nature, rassurez-vous — mais il y a une passion du Québec qui m'anime depuis longtemps et vous pourrez peut-être la voir s'exprimer au cours des prochaines semaines.»

Cependant, invité à dire s'il avait une vision pour le Québec, un grand projet, il a livré une réponse typique... d'un ministre des Finances. «Moi je suis l'homme qui va essayer d'emmener le Québec de façon solidaire sur le chemin de la prospérité économique. Moi, c'est l'emploi mon obsession», a-t-il lancé.

Confronté à ses décisions passées, M. Bachand a reconnu que la taxe santé de 200 $ imposée sans égard au revenu n'était «peut-être pas l'idée du siècle», mais il a réitéré, quant à la hausse des frais de scolarité, sa conviction que les étudiants devaient faire leur part.

Quelques députés libéraux étaient présents pour exprimer leur appui au candidat âgé de 64 ans, dont l'ancienne ministre du Travail Lise Thériault, qui a renoncé à son poste de leader adjointe parlementaire du PLQ pour présider la campagne de M. Bachand, et l'ex-ministre de la Culture Christine St-Pierre.

Les adversaires potentiels de M. Bachand sont Pierre Moreau, qui était ministre des Transports au moment du déclenchement des élections cet été, et Philippe Couillard, qui a été ministre de la Santé sous M. Charest de 2003 à 2008.

Jean-Marc Fournier assume actuellement l'intérim à la tête du PLQ qui, avec 50 sièges, constitue l'opposition officielle.

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