POLITIQUE
28/09/2012 05:01 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Ottawa veut collaborer avec les provinces pour acheter des médicaments

Flickr: me and the sysop

HALIFAX - Ottawa est favorable à l'idée de se joindre aux provinces et territoires afin d'épargner des millions de dollars en achetant les médicaments en gros.

La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, a déclaré vendredi à Halifax, après une rencontre avec ses homologues provinciaux, qu'elle avait discuté de la manière dont le gouvernement fédéral pourrait prendre part à cette structure d'achat groupé. La déclaration survient au lendemain d'une plainte des ministres provinciaux par rapport au manque de coopération du fédéral dans le dossier de la santé.

Santé Canada achète pour environ 400 millions $ en médicaments par année pour les Premières nations dans le cadre des Services de santé non assurés pour les Premières nations et les Inuits.

Le gouvernement fédéral achète également des médicaments pour les Forces canadiennes et d'autres ministères, ce qui en fait le cinquième plus important acheteur de médicaments du pays.

David Wilson, le ministre néo-écossais de la Santé et le président de la rencontre, n'a pas révélé la réponse des provinces lors de cette conférence de presse.

Steve Outhouse, un porte-parole de la ministre Aglukkaq, a précisé que les ministres provinciaux avaient expliqué qu'ils transmettraient la proposition à leurs premiers ministres respectifs pour voir si ces derniers désirent qu'Ottawa se joigne à l'initiative.

En juillet, les premiers ministres avaient annoncé qu'ils travailleraient de concert pour acheter des médicaments au prix du gros.

À l'époque, ils avaient déclaré qu'ils étaient à la recherche de moyens pour améliorer l'efficacité du système de santé et épargner de l'argent en l'absence de leadership fédéral.

Au dire de la ministre Aglukkaq, la participation d'Ottawa est un signal qu'elle est prête à collaborer avec ses vis-à-vis des provinces et territoires.

Les premiers ministres se sont plaints à répétition de l'approche unilatérale d'Ottawa pour décider des transferts de paiements pour la santé et dans l'établissement des politiques en matière de santé.

Lors de la rencontre de vendredi, les ministres provinciaux ont demandé à Mme Aglukkaq de réclamer de Santé Canada que le ministère retarde l'autorisation d'une version générique du médicament OxyContin, un antidouleur qui est parfois moulu pour être ensuite consommé comme une drogue.

Deb Matthews, la ministre ontarienne, a dit s'inquiéter de l'utilisation à mauvais escient de ce médicament sous ordonnance, dont la consommation fait l'objet de trafics et a provoqué des décès dans sa province.

Pendant la conférence de presse, toutefois, Mme Aglukkaq a rétorqué que les politiciens n'étaient pas responsables de l'approbation des médicaments.

Elle a ajouté qu'Ottawa était prêt à travailler avec les provinces pour améliorer les méthodes visant à réduire l'usage abusif des médicaments sous ordonnance.