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On souligne le cinquantenaire du lancement du satellite Alouette-1 du Canada

28/09/2012 06:13 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - Un important moment de l'histoire canadienne dans l'espace sera souligné samedi. Il s'agit du cinquantenaire du lancement du satellite Alouette-1 du Canada.

Ce satellite avait été lancé le 29 septembre 1962 de la base aérienne de Vandenberg de la NASA, en Californie.

Cet exploit technologique avait fait du Canada une nation spatiale, la troisième après la Russie et les États-Unis.

Colin Franklin était l'ingénieur en chef en électricité pour le projet Alouette. Selon lui, le succès d'Alouette-1 était d'autant plus remarquable qu'il fallait innover en électronique et en mécanique spatiales et que la NASA doutait de ses chances de succès.

M. Franklin estime que le succès de l'Alouette a ouvert la porte au développement de la robotique spatiale au Canada, notamment à la conception et la mise au point du bras télémanipulateur de la navette spatiale.

Steve MacLean, le président de l'Agence spatiale canadienne (ASC) et ancien astronaute, a pour sa part rappelé que le bras canadien lui avait permis d'aller dans l'espace.

Le bras canadien avait été déployé pour la première fois en 1981 à bord de la navette spatiale Columbia et, deux ans plus tard, M. MacLean devint l'un des six premiers astronautes du Canada.

Selon lui, les astronautes ont été choisis en bonne partie en raison du succès du bras télémanipulateur.

En 1959, Colin Franklin était âgé de seulement 31 ans, mais il était le plus vieux de l'équipe qui ont conçu le projet qui ferait entrer le Canada dans l'histoire des vols spatiaux.

«La plupart des gens qui ont travaillé au projet étaient plus jeunes que moi, a-t-il déclaré en entrevue à la Presse Canadienne, je me souviens que quelqu'un avait dit à l'époque, en sarcasme, que nous étions une équipe de fermiers.»

Selon M. Franklin, le projet avait suscité des doutes depuis le tout début, certains le croyant trop ambitieux. «L'astronef était complexe et le plan très avancé par rapport à la technologie de l'époque. C'est pourquoi la NASA le trouvait utopique compte tenu de la technologie disponible à cette époque. Mais elle nous a soutenus quand même.»

Maintenant âgé de 84 ans, Colin Franklin mentionne que l'agence spatiale américaine était à la recherche de partenaires internationaux et avait proposé que le Canada aille de l'avant, même si, pour ce faire, le projet devait être créé à partir de matériaux de base non expérimentés. «Nous devions vraiment développer un nouvel art de la mécanique spatiale et électronique parce qu'il y avait très peu de précédents dans ce domaine.»

Le succès du satellite Alouette-1 a permis au Canada d'acquérir un réputation internationale d'excellence en étude de conception, a souligné M. Franklin, ce qui lui a permis ensuite de développer le bras canadien.

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