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28/09/2012 05:19 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Des médecins canadiens se rendront au Congo pour combattre l'Ebola

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WINNIPEG - L'Agence de la santé publique du Canada a annoncé qu'une équipe de spécialistes se rendrait bientôt en République démocratique du Congo pour combattre une éclosion mortelle d'Ebola.

Le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg y déploiera l'une de ses unités mobiles, alors que le pays africain est aux prises avec l'éclosion depuis mai.

Le Dr Gary Kobinger, spécialiste des pathogènes spéciaux, a mentionné qu'une équipe de trois scientifiques se rendra sur place pour aider à diagnostiquer et à traiter les cas d'Ebola au fur et à mesure qu'ils se présenteront.

Ces laboratoires mobiles peuvent être démontés et installés dans des valises conventionnelles et transporté à bord de vols commerciaux, a précisé le Dr Kobinger.

«Il y a une grande différence si vous pouvez obtenir des résultats de laboratoire en quelques heures, sur le terrain, plutôt qu'en quelques semaines, dans le contexte d'une épidémie, puisque l'Ebola est inquiétante, certes, mais d'autres facteurs peuvent aussi susciter des craintes», a pour sa part fait remarquer le Dr Frank Plummer, directeur scientifique du laboratoire.

«Il est important de pouvoir distinguer [les différentes maladies], puisque les actions à faire sont bien différentes.»

L'installation mobile sera opérationnelle dans les heures suivant l'arrivée de l'équipe en sol congolais, a-t-il dit.

Il s'agit de la plus récente mission d'aide internationale pour le laboratoire, qui a envoyé l'une de ses unités mobiles sur le terrain environ une fois par année au cours de la dernière décennie.

Les chercheurs ont déjà été envoyés deux fois en République démocratique du Congo pour combattre des éclosions survenues dans ce pays pauvre d'Afrique, soit en 2003 et 2007.

Le Dr Kobinger rappelle d'ailleurs que des scientifiques ont aussi visité le pays à d'autres reprises, à des fins de recherche.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, au moins 51 infections ont été confirmées lors de la plus récente épidémie, dont 20 qui se sont avérées mortelles.

Le Laboratoire national de microbiologie est à l'avant-garde de la recherche visant à découvrir un traitement contre cette maladie.

M. Kobinger a annoncé en juin qu'un cocktail d'antibiotiques avait semblé prometteur en tant que remède miracle pour les personnes infectées par le virus.

Le traitement a été administré à huit singes un ou deux jours après que ceux-ci eurent été délibérément infectés par le virus. Six d'entre eux ont survécu.

Ce traitement ne peut toutefois par encore être utilisé chez l'humain, et le Dr Kobinger stipule que le mandat de l'équipe envoyée au Congo ne comprendra pas l'administration de vaccins.

M. Plummer, de son côté, a expliqué que la mission canadienne rejoindra un groupe du Centers for Disease Control and Prevention, des États-Unis, qui se trouve déjà sur place depuis quelques temps.