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28/09/2012 03:00 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Le pétrole finit en hausse à New York, aidé par des tensions géopolitiques

Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi à New York après une séance en dents de scie, les considérations géopolitiques sur le Moyen-Orient finissant par l'emporter sur les craintes pour l'économie en Europe et aux Etats-Unis.

Le baril de référence pour livraison en novembre a gagné 34 cents, à 92,19 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché était très hésitant aujourd'hui", a indiqué Matt Smith, du Summit Energy.

Les cours du brut étaient "toujours soutenus par la menace géopolitique après les discours prononcés cette semaine à l'assemblée générale des Nations Unies, en particulier les commentaires de (Benjamin) Netanyahu" jeudi, a expliqué l'analyste.

Le Premier ministre israélien a demandé l'établissement d'une "ligne rouge claire" sur le programme nucléaire iranien, assurant à l'aide d'un schéma que Téhéran serait bientôt en mesure de se doter d'une arme atomique. L'Iran a aussitôt répondu qu'il "riposterait avec toute la force nécessaire" à une éventuelle frappe israélienne.

Les tensions croissantes entre l'Iran et Israël font redouter aux investisseurs le déclenchement d'un conflit susceptible de perturber fortement la production pétrolière de la région.

La hausse des cours a toutefois été limitée par "les inquiétudes liées à la dette européenne avec l'Espagne, qui va sans doute demander un sauvetage financier", a souligné M. Smith.

Selon un audit indépendant, les banques espagnoles, fragilisées par l'éclatement de la bulle immobilière, ont besoin de 59,3 milliards d'euros pour se renflouer.

Si Madrid a annoncé vendredi qu'il allait finalement demander pour ses banques "autour de 40 milliards d'euros" d'aide auprès de l'UE, soit beaucoup moins que les 100 milliards d'euros initialement proposés, les marchés s'impatientent de voir la quatrième économie de la zone euro solliciter un sauvetage financier plus global.

Parallèlement les courtiers se sont inquiétés des "données économiques plutôt mauvaises diffusées aux Etats-Unis", a indiqué M. Smith.

En effet, si les Américains ont intensifié leur consommation en août, leurs revenus n'ont enregistré qu'une hausse de 0,1%, la plus faible depuis le début de l'année.

Par ailleurs, l'inflation s'est accélérée aux Etats-Unis à 1,5% sur un an en août, ce qui reste bien inférieur à l'objectif de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) qui souhaite une inflation de 2,0% sur un an à moyen terme.

L'activité économique de la région de Chicago, qui passe pour être un bon baromètre de l'activité au niveau de l'ensemble des Etats-Unis, a, de plus, reculé en septembre pour la première fois en trois ans.

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