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28/09/2012 06:32 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Des chercheurs de Winnipeg partent combattre l'Ebola en RDC

Trois scientifiques du laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada quitteront dimanche Winnipeg pour la République démocratique du Congo où ils aideront à lutter contre l'éclosion du virus Ebola.

La propagation du virus qui sévit depuis quelques semaines ne semble pas se résorber en République démocratique du Congo (RDC).

L'Organisation mondiale de la santé évoque 46 cas potentiels et confirmés de fièvre hémorragique du virus Ebola, et 19 personnes seraient mortes.

Ces scientifiques apporteront un laboratoire de microbiologie portatif qui leur permettra de confirmer en quelques heures les cas de fièvre Ebola.

Quatre laboratoires de ce genre, qui peuvent être transportés par avion commercial et permettent des diagnostics rapides, existent au pays.

Ils offrent l'avantage de pouvoir se déplacer en régions très isolées, explique le chef d'équipe du Laboratoire national de Microbiologie, le Dr Gary Kobinger.

« Ce qui arrive, c'est que pendant une épidémie, il y a un épicentre et des endroits où on suspecte souvent qu'il y a des cas et, des fois, même si ce n'est qu'à 100 km, c'est plus facile de déplacer le laboratoire pour faire des diagnostics sur place ». explique-t-il.

L'Ebola sévit depuis plus d'un mois en RDC

L'éclosion du virus Ebola, qui tue dans 25 à 90 % des cas, selon l'OMS, a commencé au mois d'août dernier.

Des équipes de scientifiques du Canada ont été appelées à se rendre sur place, comme elles l'ont fait par le passé, en 2003 et 2007.

Elles se joindront à des équipes américaines qui se trouvent déjà sur place pour répondre à la demande de diagnostics. Ces scientifiques n'administrent pas de traitement, qui reste la tâche de Médecins sans frontières.

Toutefois, le travail des scientifiques permet d'alléger l'achalandage aux cliniques, en effectuant un triage des patients.

« En quelques heures ou au moins le même jour, on peut poser un diagnostic, ça veut dire que la personne sera soit libérée ou traitée de manière adéquate dans une autre section ou ira en isolation avec les autres cas d'Ebola », explique le Dr Kobinger.

Quant aux microbiologistes, ils resteront sur place jusqu'à 21 jours après la détection du dernier cas d'Ebola.

Des chercheurs du Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg ont annoncé en juin dernier avoir réalisé une découverte importante dans le traitement de l'infection au virus Ebola, l'un des plus mortels au monde.

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