BIEN-ÊTRE

Un salon Starbucks placé près d'un temple gêne les Chinois

27/09/2012 04:53 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

La chaîne Starbucks provoque une nouvelle controverse en ouvrant un salon à la sortie d'un temple Bouddhiste, après une première tentative d'ouverture dans la Cité interdite.

Le salon, inauguré la semaine dernière dans la ville de Hangzhou, a provoqué en ligne une controverse sur l'invasion culturelle de la Chine. Nombreux sont ceux qui remettent en cause la pertinence de l'ouverture d'un tel endroit à proximité d'un temple, de surcroît celui de Lingyin, un haut lieu de la méditation.

Sur le réseau social Sina Weibo, un commentateur s'exclame "La senteur des grains de café mêlées à celles de l'encens, cela doit former le doux parfum de l'argent", tandis qu'un autre écrit : "Après avoir ‘pénétré' le Palais impérial, Starbucks tente de se rapprocher de Bouddha".

De leur côté, les autorités municipales défendent Starbucks. "En réalité, le salon est situé à l'écart du temple. Il se trouve à l'extérieur, sur Lingyin Road, à l'endroit où son accueillis les touristes. Il fait donc partie des infrastructures qui leur sont destinées", explique Xinhua Wang Shan, directeur adjoint de la gestion de Lingyin au sein de l'administration du lac de l'ouest de Hangzhou, à l'agence d'informations.

Starbucks Chine a fait machine arrière, faisant disparaître le mot "temple" de son enseigne, pour ne laisser que "Lingyin Starbucks". Dans un communiqué publié sur Sina Weibo, la compagnie affirme par ailleurs que le salon de café se situe à vingt minutes de marche de l'entrée du temple.

Ce n'est pas la première fois que Starbucks Chine est au coeur d'un choc culturel de ce type. En 2007, l'un de ses salons chinois avait été fermé. Situé dans la cité interdite de Pékin, il avait provoqué le mécontentement de nombreux Chinois, offensés de voir un tel symbole de la nation accueillir une chaîne occidentale.

La peur de voir la culture occidentale envahir les lieux s'est également manifestée un peu plus tôt dans l'année, lorsque des linguistes puristes avaient lancé une pétition pour le retrait des mots anglais du dictionnaire chinois.