MONTRÉAL - Trois organismes qui comptent produire un rapport sur ce qu'ils qualifient de «violations de droits commises durant la grève étudiante» ont lancé jeudi un appel public aux témoignages.

La Ligue des droits et libertés, l'Association des juristes progressistes et la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) espèrent que cette cueillette d'informations persuadera le gouvernement Marois de la nécessité de tenir une enquête publique.

La semaine dernière, le nouveau ministre péquiste de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a laissé entendre qu'il n'écartait pas l'idée de déclencher une enquête sur le travail des policiers.

La prise de position du ministre Bergeron semble toutefois «timide» aux yeux de Nicole Filion, porte-parole de la Ligue des droits et libertés

À la suite de la sortie de M. Bergeron, la députée solidaire de Gouin, Françoise David, avait affirmé qu'une investigation représentait une «nécessité démocratique» et spécifié qu'elle avait hâte de voir si le ministre passerait de la parole aux actes.

Les trois organisations disent avoir reçu plus d'une centaine de témoignages jusqu'à présent.

«Des personnes ont été blessées gravement, d'autres ont été brutalisées, intimidées, privées de leur droit de manifester (...) On ne peut tourner la page sur ces violations de droits et se taire », a plaidé Émilie Breton-Côté, représentante du comité légal de la CLASSE.

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