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Pennsylvanie: le comité des grâces reconsidère le cas d'un condamné à mort

27/09/2012 05:15 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Le comité des grâces de Pennsylvanie (est) a accepté jeudi de reconsidérer le cas de Terry Williams, un condamné à mort victime d'abus sexuels dans son enfance qui doit être exécuté le 3 octobre pour le meurtre de deux de ses agresseurs présumés, a annoncé la défense.

Le cas de Terry Williams a suscité les protestations de l'Union européenne et de plus de 150 ex-procureurs, juges, professeurs de droit, spécialistes de l'enfance et d'anciens jurés au procès.

Terry Williams, 46 ans dont 24 passés dans le couloir de la mort, a été condamné à mort pour un meurtre commis trois mois et demi après sa majorité, alors que la peine capitale ne s'applique pas aux mineurs aux Etats-Unis.

Il a tué, en 1984, un homme soupçonné d'avoir participé aux abus sexuels subis pendant son enfance. Un an plus tôt, à l'âge de 17 ans, il avait tué un autre de ses agresseurs présumés. Ses défenseurs affirment que le jury au procès ne savait pas que ces morts étaient directement liées à l'histoire d'abus sexuels du condamné.

Le juge de Pennsylvanie rendra son jugement vendredi concernant les nouveaux éléments apparus dans l'enquête sur le meurtre de Amos Norwood, en 1984, que "l'accusation avait cachés depuis 28 ans", selon la défense.

Le comité des grâces n'a pas précisé quand il rendrait sa recommandation au gouverneur mais il pourrait le faire après le jugement de vendredi.

Son avocat Shawn Nolan s'est dit "satisfait que le comité des grâces ait unanimement voté pour prendre en considération la demande de clémence de Terry Williams". Il s'est déclaré "confiant", dans un communiqué, qu'après avoir refusé une première fois d'accorder sa grâce le 17 septembre, "le comité et le gouverneur décideront que Terry Williams mérite exceptionnellement la compassion et qu'une peine de réclusion criminelle à perpétuité est appropriée dans ce cas".

Plusieurs jurés ont indiqué que s'ils avaient connu l'histoire de l'accusé, ils l'auraient condamné à la prison à vie. En outre, la veuve de M. Norwood a dit qu'elle ne voulait pas le voir exécuté.

Son exécution romprait le moratoire en place de facto en Pennsylvanie, où la dernière exécution remonte au 6 juillet 1999, selon l'UE.

chv/bdx

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