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Pauline Marois se dit prête à remettre des pouvoirs aux municipalités

27/09/2012 02:30 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

QUÉBEC - La première ministre Pauline Marois s'est montrée prête, jeudi, à confier davantage de pouvoirs aux municipalités.

Pour atteindre cet objectif, un projet de loi-cadre sur l'occupation du territoire et la décentralisation sera déposé sous peu par le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

La première ministre a profité d'une allocution devant quelque 2000 élus municipaux réunis en congrès à Québec pour leur tenir le discours qu'ils voulaient entendre.

«Les agendas se rejoignent», a commenté Mme Marois, en ajoutant que les élus municipaux et son gouvernement avaient tout intérêt à travailler ensemble.

Retourné à ses anciennes fonctions, le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, qui était candidat péquiste dans Blainville aux dernières élections, n'a pas caché qu'il entendait profiter de ses entrées au cabinet de Mme Marois pour faire progresser les dossiers du monde municipal.

«Je ne peux pas nier notre appartenance politique commune. Si on peut faire avancer la cause des municipalités du Québec dans ce contexte particulier où il y a des canaux qui s'ouvrent tout grands devant nous, on va les utiliser au maximum», a promis M. Généreux, en point de presse, après le discours de la première ministre.

En vue d'accroître la marge de manoeuvre des élus municipaux, il a présenté une longue liste de demandes au gouvernement, jeudi, et la loi-cadre sur la décentralisation figure tout en haut de cette liste.

Cette loi sera le moyen privilégié pour établir un rapport égalitaire entre l'État et les municipalités, selon M. Généreux. «C'est le moyen qui nous manque», a-t-il dit, pour revoir le partage formel de responsabilités entre les deux paliers.

À court terme, les élus veulent notamment signer un nouveau pacte fiscal avec l'État, toucher une partie des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles et sur les droits d'immatriculation, mettre à niveau les infrastructures et se faire rembourser 100 pour cent de la TVQ pour les dépenses municipales.

Ils exigent aussi que les ressources financières requises accompagnent une future dévolution de pouvoirs.

En fait, les élus municipaux cherchent désespérément de nouvelles sources de revenus pour pouvoir mieux assumer leurs responsabilités.

Indice de l'importance que le gouvernement Marois accordait à sa participation au congrès de la FQM: pas moins 31 ministres ou adjoints parlementaires étaient sur place pour rencontrer les membres de l'association.

Le ministre Sylvain Gaudreault a dit qu'il était encore trop tôt pour fixer les contours de la future dévolution de pouvoirs au monde municipal.

«Je ne peux pas vous dire aujourd'hui jusqu'où on va aller. Ce n'est pas ma manière de travailler», a-t-il dit, en point de presse, en ajoutant qu'il devait d'abord s'asseoir avec les dirigeants des associations municipales.

Mme Marois a aussi confirmé que les Municipalités régionales de comté (MRC) et les Centres locaux de développement (CLD) allaient demeurer les principaux leviers du développement régional.

«Je vous tends la main», a lancé Mme Marois aux maires et préfets venus entendre son discours.

LA FQM regroupe au total 7000 élus.

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