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Pas besoin d'amender le traité de paix avec Israël selon l'Egypte

27/09/2012 05:41 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

L'Egypte ne voit pas le besoin pour l'instant d'apporter des changements au traité de paix avec Israël, a affirmé le porte-parole du président islamiste Mohamed Morsi, Yasser Ali, dans des propos rapportés jeudi par le quotidien gouvernemental Al-Ahram.

"Il n'y a aucun besoin pour le moment d'amender l'accord de Camp David", a dit M. Ali, qui accompagnait à New York le chef de l'Etat égyptien à l'Assemblée générale de l'ONU.

L'Egypte a été le premier pays arabe à signer la paix avec Israël en 1979. L'Etat hébreu a vu avec inquiétude l'influente confrérie des Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, accéder au pouvoir après la révolte qui a chassé le président Hosni Moubarak en 2011, craignant pour le traité.

M. Morsi s'est engagé à respecter les traités internationaux signés par son pays. Mais les Frères musulmans ont par le passé déclaré qu'ils pourraient revoir les accords de paix avec l'Etat hébreu, sans toutefois les rejeter dans leur principe.

Dimanche, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a exclu qu'Israël accepte de modifier les clauses du traité.

"Il n'y a pas la moindre possibilité qu'Israël accepte de modifier le traité de paix avec l'Egypte. Nous n'accepterons aucune modification des accords de Camp David", a-t-il dit, soulignant le caractère intangible des avenants militaires de ces accords.

La possibilité que le Caire demande une révision partielle du traité a fait l'objet de nombreuses spéculations après une attaque meurtrière début août dans le Sinaï, où l'armée égyptienne n'est que faiblement présente conformément à certaines clauses des accords de paix.

Dans la foulée de l'attaque, l'armée y a cependant envoyé, en accord avec Israël, des effectifs supplémentaires pour lancer "l'opération Sinaï", son plus vaste déploiement dans la péninsule depuis sa restitution par Israël en 1982.

L'opération vise à "nettoyer" le Sinaï de tous les "foyers criminels" qui s'y trouvent --jihadisme ou divers trafics-- selon l'armée égyptienne. La situation sécuritaire dans la péninsule s'est dégradée depuis la révolte de début 2011.

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