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Nucléaire iranien: Téhéran doit "agir d'urgence" pour rassurer (Ashton)

27/09/2012 06:54 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a affirmé jeudi que l'Iran devait "agir d'urgence" pour rassurer sur son programme nucléaire controversé, à l'issue d'une réunion des grandes puissances en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

"Nous avons longuement évoqué la nécessité pour l'Iran d'agir d'urgence", a-t-elle déclaré à la presse, ajoutant: "A partir de cette réunion, je vais prendre contact avec l'Iran pour poursuivre ce processus".

Elle a indiqué qu'elle avait rendu compte à ses homologues du groupe P5 +1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) de ses entretiens la semaine dernière à Istanbul avec le négociateur en chef iranien Saïd Jalili.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a mis l'accent sur "l'unité" du groupe et "les pressions à exercer" sur l'Iran. "Le P5 +1 est tout à fait uni", a-t-il affirmé.

Un responsable américain a confirmé cette "unité totale du P5+1 pour être certain que l'Iran n'acquière pas l'arme nucléaire".

Le diplomate a rappelé la position officielle de Washington qui privilégie une stratégie "à deux voies" vis-à-vis de Téhéran, combinant diplomatie et sanctions économiques. "Personne n'aime les sanctions. Nous savons que les sanctions font parfois du mal non seulement aux pays, mais ont aussi des effets sur la vie quotidienne de la population", a reconnu le responsable américain. "Mais nous pensons que l'Iran doit comprendre qu'il y a des conséquences à ne pas répondre aux inquiétudes de la communauté internationale", a-t-il conclu.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

Les négociations entre l'Iran et le groupe 5+1 sont au point mort, la dernière session en juin à Moscou s'étant soldée par un échec. Les Européens et les Etats-Unis souhaitent renforcer les sanctions contre Téhéran mais la Russie et la Chine rechignent.

La réunion du P5+1 à New York a suivi un discours très énergique du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a réclamé à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU de fixer "une ligne rouge claire" à l'Iran sur son programme nucléaire.

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