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27/09/2012 09:29 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Les ventes de maisons chutent en Estrie

Un texte de Geneviève Proulx

Après avoir connu une période exceptionnellement faste, le marché immobilier connaît un ralentissement en Estrie. L'impact des récents resserrements hypothécaires, mis en place par le gouvernement fédéral, se fait sentir auprès des acheteurs.

Depuis le début de l'année 2012, les ventes de maisons unifamiliales ont diminué de 10 % en Estrie.

Les experts l'anticipaient et ils ont vu juste. « Ce qu'on vit présentement, c'est que la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) a vraiment resserré les normes de crédits. On a beaucoup plus de refus au financement qu'on en avait dans le passé », explique un agent immobilier sherbrookois, Jean-François Bérubé.

Depuis juin, la période d'amortissement des prêts hypothécaires assurés par la SCHL a été réduite de 30 à 25 ans. Il est donc plus difficile pour les premiers acheteurs, souvent de nouvelles familles, d'acheter une maison.

Un promoteur immobilier sherbrookois, Christian Belleau, abonde dans le même sens. Ce dernier construit plus de 150 résidences chaque année qui ont, en moyenne, une valeur moyenne de 160 000 $.

Depuis quelques mois, il constate que certains acheteurs ont plus de difficulté à accéder au crédit. « On a plusieurs clients qui réservent une maison, c'est presque un par semaine, qui viennent nous réserver une maison, mais au financement, ils se font refuser et sont obligés d'annuler la promesse d'achat qu'ils avaient faite », déplore-t-il.

Cette situation pourrait freiner la hausse constante des propriétés. « On vit des délais de vente qui sont nécessairement plus longs. On a aussi des gens qui mettent leur maison à vendre en espérant être capables de décrocher des prix très élevés, mais la réalité des acheteurs les ramène à dire qu'ils doivent ajuster leur prix », croit Jean-François Bérubé.

Le marché des condominiums, particulièrement ceux de haut de gamme, subit aussi un léger ralentissement. « On fait affaire avec une clientèle beaucoup plus aisée, qui a des propriétés beaucoup plus cossues, qui sont un petit peu plus lentes que d'habitude à vendre », soutient le promoteur immobilier, Gilles Poulin.

Le marché des maisons haut de gamme est aussi au ralenti.

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