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27/09/2012 01:04 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Les sanctions affectent durement l'Iran, selon un rapport israélien

JÉRUSALEM - Les sanctions internationales affectent durement l'Iran, selon un nouveau rapport du ministère israélien des Affaires étrangères révélé jeudi dans le journal israélien «Haaretz».

Ces conclusions contredisent les demandes du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de mener des actions plus fermes contre l'ennemi juré d'Israël.

Benyamin Nétanyahou doit prononcer jeudi un discours à l'Assemblée générale des Nations unies, où il devrait réitérer sa certitude que les sanctions ne fonctionnent pas, une affirmation mise à mal par les conclusions du rapport.

Les Nations unies ont déjà adopté plusieurs séries de sanctions économiques contre l'Iran, mais pour Benyamin Nétanyahou, celles-ci auraient paralysé l'économie iranienne sans pour autant convaincre Téhéran d'interrompre son programme nucléaire.

D'après les extraits du document publiés jeudi, les exportations de pétrole ont chuté de plus de 50 pour cent en 2011 et les revenus liés au pétrole ont chuté de 40 milliards $ US depuis le début de l'année. Les sanctions visant la Banque centrale iranienne rendent également difficile l'accès du régime à des devises étrangères et a provoqué un écart de 100 pour cent entre le taux de change officiel du rial, la monnaie iranienne, et le taux pratiqué sur le marché noir. Le prix du pain, de la viande et de l'électricité sont également montés en flèche à cause des sanctions, selon le rapport.

Un responsable israélien ayant requis l'anonymat a confirmé ces informations, sans donner plus de détails. Selon «Haaretz», le ministère israélien des Affaires étrangères s'est appuyé sur des données communiquées par les pays disposant d'ambassades en Iran.

Ce rapport survient après les déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères, qui a prédit que les dirigeants iraniens auraient à faire face dans moins d'un an à un soulèvement populaire similaire à ceux du Printemps arabe, l'an dernier. Cet argument va à l'encontre des propos de M. Nétanyahou, pour qui une attaque visant les installations nucléaires iraniennes serait la seule réponse à donner à ce qu'il considère comme un pouvoir fanatique et intransigeant.

L'Iran assure que son programme nucléaire n'a pas d'objectifs militaires mais Israël, les États-Unis et d'autres pays occidentaux rejettent cette affirmation.

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