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Le pdg de Renault, Carlos Ghosn, évoque une crise automobile en Europe

27/09/2012 09:18 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

PARIS - Carlos Ghosn a assuré jeudi que Renault-Nissan allait continuer à investir sur le sol français, et notamment «les batteries» de la future voiture électrique Renault Zoé, qui «seront produites en France».

«Ça va se faire en collaboration avec les Coréens, (mais il y aura) une usine en France, a annoncé le président et chef de la direction de Renault sur BFM-TV/RMC-Info. Comme ce sera une usine de notre partenaire coréen, je lui laisserai le soin de faire les annonces de la localisation».

«Il devrait y avoir une annonce au cours de douze prochains mois, a-t-il précisé. Mais ce que je peux dire c'est que l'usine sera faite en France».

Par ailleurs, Carlos Ghosn a confirmé un recul des immatriculations en France de 13 pour cent sur l'année 2012. «Oui, c'est le chiffre actuel et puis c'est le chiffre que nous prévoyons pour l'année (...). C'est énorme», a-t-il commenté.

«C'est une crise dans l'automobile en Europe (...) mais heureusement pour nous, elle n'est pas mondiale», a-t-il souligné. Au niveau mondial, «les ventes d'automobiles sont en croissance de 5 pour cent», tandis qu'elles baissent de 8 pour cent sur le marché européen et de 13 pour cent en France.

Face à cette crise, Carlos Ghosn a déclaré que les futurs investissements, réclamés notamment par le gouvernement, dépendraient de l'évolution du marché européen au cours des trois prochaines années.

«Les baisses des capacités de production en Europe sont inéluctables. Un constructeur ne peut pas continuer à maintenir un outil de production pour lesquelles n'y a pas de demande», a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs prévenu, un entretien publié dans «Le Figaro» jeudi, que «l'amélioration de la compétitivité de la France est un sujet de survie pour Renault».

«Nous avons un problème de coût du travail et nous avons besoin de flexibiliser le travail, notamment dans l'industrie, a plaidé le patron de Renault. La conservation de l'emploi est liée à la compétitivité».

Lors de l'entrevue sur BFM-TV/RMC-Info, Carlos Ghosn a prôné des accords «entreprise par entreprise». Il a aussi demandé que «les charges qui pèsent sur le travail aujourd'hui soient diminuées, qu'elles reviennent à un niveau compétitif». «Ramenons le taux de charge qui pèse sur le travail à des pays comparables à la France», a-t-il préconisé, citant l'exemple de l'Allemagne.

«Le traitement de la compétitivité passe par un dialogue, a considéré M. Ghosn. Ça doit faire l'objet d'une concertation».

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