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JO/Vol de dossiers: le patron du Comité olympique brésilien se dédouane

27/09/2012 06:10 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Le président du Comité olympique brésilien (COB) des J0-2016 de Rio, Carlos Nuzman, s'est dédouané jeudi du vol de dossiers du Comité organisateur de Londres-2012 (LOCOG) alors qu'il est critiqué dans le pays, notamment par l'ancien footballeur vedette Romario.

M. Nuzman a lu un communiqué envoyé par Paul Deighton, chef du LOCOG, affirmant qu'il ne s'agissait pas d'une "violation grave".

"La copie non autorisée d'archives du comité organisateur des JO de Londres (LOCOG) ne représente aucune violation grave de sécurité et ne compromet aucune donnée personnelle", indique le communiqué lu par M. Nuzman en conférence de presse à Rio.

"Ce cas n'a impliqué qu'un petit groupe de personnes et a été résolu de façon efficace par la direction du COB Rio-2016", ajoute le texte de M. Deighton, qui souligne que cet incident "n'affecte en rien les relations amicales entre les deux comités".

Vendredi dernier, dix membres du COB avaient été renvoyés pour avoir téléchargé sans autorisation des dossiers du LOCOG en juillet à Londres.

Interrogé par un journaliste, M. Nuzman a dit jeudi ne se sentir "absolument pas responsable" de cet incident.

"Nous avons identifié rapidement les coupables et considéré que le renvoi était la punition à la hauteur de ce que les fonctionnaires avaient fait", a-t-il souligné.

Cependant, l'ex-footballeur vedette Romario, aujourd'hui député socialiste, a accusé Carlos Nuzman d'être le grand responsable du vol de dossiers du LOCOG.

"Le coupable dans ces cas-là n'apparaît jamais, mais nous savons très bien que c'est le président" du COB, a écrit Romario sans mâcher ses mots dans un message posté mercredi sur son site officiel.

"Il est grand temps que le gouvernement fédéral prenne des mesures. Puisque Aldo Rebelo (ministre des Sports) ne le fait pas, j'en appelle à la présidente de la République, Dilma Rousseff. Une intervention au sein du COB est nécessaire. Ils sont une entité de droit privé mais ils représentent le sport brésilien", poursuit Romario, insistant sur le fait que M. Nuzman "dirige le COB depuis 17 ans".

L'une des fonctionnaires renvoyée, Renata Santiago, a publié mardi une lettre ouverte à M. Nuzman où elle se dit "profondément triste d'être impliquée dans cette affaire" où elle n'y est "pour rien".

L'analyste sportif brésilien Juca Kfouri avait qualifié l'incident de "premier scandale des JO-2016 de Rio" tandis que d'autres estiment que la gestion de M. Nuzman a trop duré.

M. Kfouri affirmait que le président du LOGOG, l'ex-athlète britannique Sebastian Coe, avait téléphoné à son homologue brésilien Carlos Nuzman quand il s'était aperçu que des documents avaient été piratés, exigeant que des mesures soient prises.

Selon M. Kfouri, beaucoup des dossiers téléchargés appartenaient au Comité olympique international (CIO) et concernaient le plan stratégique du CIO et des documents liés à la sécurité.

"Outre le manque de loyauté, l'attitude a été extrêmement stupide puisque tôt ou tard, ces informations auraient été cédées à Rio-2016", concluait M. Kfouri.

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