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JO/Vol de documents: Romario accuse le patron du Comité olympique brésilien

27/09/2012 09:37 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

L'ancien attaquant vedette du Brésil, Romario, aujourd'hui député socialiste, a accusé le président du Comité olympique brésilien (COB) des J0-2016 à Rio, Carlos Nuzman, d'être le grand responsable du vol de dossiers du Comité organisateur de Londres-2012 (LOGOG).

Vendredi, dix membres du COB ont été renvoyés pour avoir téléchargé sans autorisation des dossiers du LOGOG en juillet à Londres.

"Le coupable dans ces cas là n'apparaît jamais, mais nous savons très bien que c'est le président" du COB, écrit Romario sans mâcher ses mots dans un message posté mercredi sur son site officiel.

Romario qualifie l'incident "d'immoral" et demande au gouvernement une "intervention au sein du COB".

L'ancien buteur de la Seleçao et du FC Barcelone affirme "que le manque de décence de l'organisme est plus que prouvé et met à nu ce qui se passe dans le sport brésilien".

"Il est grand temps que le gouvernement fédéral prenne des mesures. Puisque Aldo Rebelo (ministre des Sports) ne le fait pas, j'en appelle à la présidente de la République, Dilma Rousseff. Une intervention au sein du COB est nécessaire. Ils sont une entité de droit privé mais ils représentent le sport brésilien", poursuit Romario insistant sur le fait que M. Nuzman "dirige le COB depuis 17 ans".

Vendredi une attachée de presse de Rio-2016 avait dit à l'AFP que les "fonctionnaires brésiliens qui travaillaient en partenariat avec le comité JO-2012 de Londres, avaient libre accès aux archives mais pas le droit de les télécharger".

Dans un communiqué, le Comité Rio-2016 précisait que l'attitude des fonctionnaires était "contraire aux principes qui régissent la confiance mutuelle entre les deux organisations".

L'analyste sportif brésilien Juca Kfouri avait qualifié l'incident de "premier scandale des JO-2016 de Rio".

Kfouri affirmait que le président du LOGOG, l'ex-athlète britannique Sebastian Coe, avait téléphoné à son homologue brésilien Carlos Nuzman quand il s'était aperçu que les documents avaient été piratés, exigeant que des mesures soient prises.

Selon M. Kfouri, beaucoup des dossiers téléchargés appartenaient au Comité olympique international (CIO) et concernaient le plan stratégique du CIO et des documents liés à la sécurité.

"Outre le manque de loyauté, l'attitude a été extrêmement stupide puisque tôt ou tard ces informations auraient été cédées à Rio-2016", concluait M. Kfouri.

cdo/pal/bm

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