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J.K. Rowling sans Harry Potter: «The Casual Vacancy», son dernier roman est en vente, sans l'affluence d'Harry Potter

27/09/2012 10:39 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST
AP
Copies of the "The Casual Vacancy" by author J.K. Rowling are displayed on shelves at a book store in London, Thursday, Sept. 27, 2012. British bookshops are opening their doors early as Harry Potter author J.K. Rowling launches her long anticipated first book for adults. Publishers have tried to keep details of the book under wraps ahead of its launch Thursday, but "The Casual Vacancy" has gotten early buzz about references to sex and drugs that might be a tad mature for the youngest "Potter" fans. (AP Photo/Matt Dunham)

LONDRES, 27 sept 2012 (AFP) - Le premier roman pour adultes de J.K. Rowling, l'auteur richissime des aventures de Harry Potter, mis en vente jeudi, sera un best-seller mondial, avec un million d'exemplaires pré-vendus, mais il n'a pas provoqué l'affluence dans les librairies jadis suscitée par le petit sorcier.

Jeudi matin, les librairies britanniques ont ouvert plus tôt pour permettre aux fans d'acquérir dès 8H00 "The Casual Vacancy" ("Une place à prendre"), jusque alors entouré du plus grand secret.

Des piles du livre de 512 pages à la couverture rouge parée d'un cadre jaune sont venues habiller les caisses de la librairie Foyles, dans le centre de Londres. Mais point de files d'attente ou de fans campant devant les magasins pour s'emparer les premiers des exemplaires tant convoités.

"Harry Potter a tenu pour moi une place importante dans l'expérience qui consiste à grandir, donc j'étais curieuse de savoir ce qu'elle avait écrit", a confié Rhiane Jones, première acheteuse du livre dans cette librairie.

"Elle n'a peut-être pas le style le plus élégant mais c'est une formidable conteuse d'histoires", a également fait valoir cette jeune femme de 29 ans.

Le point de départ de ce roman qui se déroule à Pagford, charmant village imaginaire du sud-ouest de l'Angleterre, est la mort d'un membre du conseil municipal. Les habitants commencent alors leurs manigances pour trouver un remplaçant acquis à leur cause: débarrasser Pagford de la gestion d'une cité HLM malfamée.

J.K. Rowling avait pensé dans un premier temps au titre "Responsable", parce que, expliquait-elle dans une interview publiée dans The New Yorker, "c'est un livre sur la responsabilité. Dans un sens mineur - quelle est la part de notre responsabilité dans notre bonheur personnel - mais aussi dans un sens plus large - quelle est notre part de responsabilité envers les pauvres, les personnes défavorisées?"

Apparaissent ainsi dans ce livre les thèmes très éloignés de l'univers de ses jeunes sorciers que sont la dépendance à l'héroïne, la prostitution, les familles monoparentales et le désir sexuel adolescent.

Le roman a divisé les premiers critiques, certains louant son message social très "dickensien" quand d'autres sont restés sceptiques devant des scènes très crues de sexe ou d'injection de drogues.

Le Daily Telegraph le décrivait comme un livre ""parfois drôle, souvent étonnamment bien observé et rempli de cruauté et de désespoir".

Pour Siôn Hamilton, le directeur de la librairie Foyles, il est évident que les ventes ne vont faire que grossir jusqu'à Noël.

"Même si on est loin d'Harry Potter, c'est quand même l'écriture de J. K Rowling, sa voix, et ça sera sans doute intéressant et agréable pour ceux dont l'enfance a été marquée par ces livres de retrouver cet écho", a-t-il prédit.

L'écrivain britannique, qui a vendu 450 millions d'exemplaires des aventures de son petit sorcier dont la dernière remonte à 2007, a confié mercredi soir à la BBC "n'avoir qu'une raison d'écrire aujourd'hui: c'est pour moi".

"Sincèrement, j'en ai fini avec l'histoire d'Harry" Potter, a-t-elle ajouté, à moins qu'une "idée fabuleuse" ne surgisse.

Avec une fortune estimée à 560 millions de livres (703 million d'euros) selon le Sunday Times, cette mère de trois enfants est désormais à la tête d'un empire commercial, Harry Potter se déclinant en huit films à gros succès, en parcs à thème, en jouets et en jeux vidéo.

Mais elle reste marquée par la période où elle a écrit le premier "Harry Potter" au début des années 1990, alors qu'elle souffrait de dépression, vivait d'allocations et élevait seule sa fille.

Une expérience dont elle s'est nourrie pour écrire "The Casual Vacancy".

Aujourd'hui, l'écrivain travaille à deux autres livres pour jeunes enfants.