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Il est encore temps d'inverser le déclin des stocks mondiaux de poissons (experts)

27/09/2012 02:01 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Le déclin des stocks de poissons résultant de la surpêche peut être inversé, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis qui se base sur une nouvelle estimation de l'état de la plupart des zones de pêche dans le monde.

Selon ces travaux publiés dans la revue américaine Science, les stocks halieutiques dans plus de la moitié de ces quelque 10.000 pêcheries --qui compte pour 80% des prises totales--, déclinent mais il est encore possible de les reconstituer puisque la plupart n'ont pas atteint le point de non-retour.

"Si nous agissons rapidement pour empêcher la surpêche et permettre aux stocks de poissons de se reconstituer pour retrouver des niveaux permettant leur pérennité, ils pourraient alors fournir davantage de prises sur le long terme", expliquent les auteurs de l'étude.

Les quantités de poissons pêchées pourraient ainsi augmenter de 8 à 40% en moyenne et plus que doubler dans certaines régions du globe par rapport à ce qui est anticipé avec le maintien des tendances actuelles, calculent ces experts, se basant sur un nouveau modèle informatique.

"Jusqu'à présent, la seule estimation de l'état des stocks mondiaux de poissons s'appuyait sur une fraction des pêcheries, les plus grandes, pour lesquelles nous disposons de nombreuses données", explique Steve Gaines, de l'Université de Californie, un des co-auteurs de l'étude.

"Pour la plupart des pêcheries, nous ne savions pas combien de poissons elles contenaient et si leur stock diminuait ou augmentait", rendant difficile de mettre en place des mesures de conservation, ajoute Christopher Costello, économiste à l'Université de Californie, principal auteur des travaux.

Ces scientifiques ont constaté que les stocks de poissons dans les grandes pêcheries, dont les populations de poissons sont bien suivies, sont actuellement à des niveaux similaires à celles pour lesquelles ces données n'étaient pas connues.

Mais l'avenir de ces grandes pêcheries est plus prometteur, grâce aux mesures de conservation déjà mises en oeuvre qui commencent à donner des résultats, soulignent ces experts.

"La bonne nouvelle pour les autres pêcheries, c'est qu'il n'est pas trop tard", juge Christopher Costello.

js/mdm

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