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Des allégations d'abus physiques visent l'ancien président des JO de Vancouver

27/09/2012 07:39 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

VANCOUVER - L'ancien président du Comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver 2010, John Furlong, a nié catégoriquement jeudi avoir infligé de mauvais traitements à des étudiants autochtones et assuré qu'il allait poursuivre les responsables des allégations publiques qui le visent.

Les allégations sont apparues dans le média vancouvérois Georgia Straight, et elles ont incité M. Furlong a tenir une conférence de presse pendant laquelle il a évoqué, en compagnie de son avocat, une action légale «importante».

«Je nie toute mauvaise conduite et je crois que l'enquête de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) viendra discréditer l'entièreté de la plainte, car ces événements n'ont pas eu lieu», a-t-il affirmé aux journalistes sur place, ajoutant considérer les allégations «très troublantes» et assurant qu'elles étaient sans fondement.

Le Georgia Straight cite huit étudiants, qui affirment entre autres que M. Furlong aurait utilisé son pied pour envoyer l'un d'eux au sol, botté les fesses d'un autre, frappé des élèves avec un bâton de hockey ou une longue règle, ou, encore, les aurait frappés, parfois avec le poing, dans le visage ou derrière la tête.

Un des étudiants a également soutenu que M. Furlong les avait traités d'«Indiens bons à rien», tandis qu'un autre a indiqué avoir reçu plusieurs raclées.

M. Furlong a été enseignant dans deux écoles catholiques du nord de la Colombie-Britannique. Il a souvent évoqué publiquement son arrivée au Canada avec son statut d'immigrant, en 1974, mais n'a jamais mentionné le travail qu'il a fait dans les écoles. Il a expliqué qu'il n'avait pas inclus son expérience professionnelle à l'école concernée dans son autobiographie, Patriot Hearts, car l'ouvrage était dédié à la mise en place et à la gestion des Jeux olympiques de Vancouver 2010.

L'avocat de M. Furlong, Marvin Storrow, a déclaré que le travail effectué par son client dans le nord de la Colombie-Britannique était bien connu et que celui-ci entretenait encore des relations avec les communautés concernées.

«M. Furlong n'en veut pas à personne, encore moins aux étudiants auxquels il a enseigné, ou dont il a été l'entraîneur. Mais il n'a pas d'autre choix que d'utiliser la justice afin d'obtenir un recours complet pour les dommages qui lui ont été causés.»

M. Furlong a laissé entendre que la journaliste qui a écrit l'article, Laura Robinson, ne cherchait qu'à se venger. Il n'était pas disponible pour commenter l'affaire, jeudi.

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