NOUVELLES

A l'ONU, Paul Kagame et Joseph Kabila participent à une réunion sur la RDC

27/09/2012 10:32 EDT | Actualisé 27/11/2012 05:12 EST

Les présidents rwandais Paul Kagame et congolais Joseph Kabila se sont rencontrés jeudi à l'ONU pour une réunion à huis-clos consacrée à la crise en République démocratique du Congo, qui exacerbe les tensions entre Kigali et Kinshasa.

Les deux présidents s'étaient déjà réunis lundi, à la veille de l'ouverture mardi de l'Assemblée générale de l'ONU, lors d'un entretien convoqué par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton pour tenter de restaurer la confiance, selon un officiel américain.

Mme Clinton leur avait alors rappelé "la nécessité d'un dialogue honnnête et soutenu entre les deux pays", et insisté sur l'engagement réciproque des deux pays à respecter leur souveraineté et intégrité territoriale selon cette source.

La réunion de jeudi, qui rassemble d'autres acteurs régionaux sous l'égide du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, se tient alors que Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir une rébellion dans l'est de son territoire, déjà ravagé par des années de guerre et de crises à répétition.

Kigali nie toute implication dans la rébellion dite du M23, apparue en avril dernier, et accuse en retour la RDC de soutenir les rebelles hutus des Forces démocratique de libération du Rwanda (FDLR), actives dans l'est de la RDC, ce que Kinshasa nie.

"Je suis très préoccupé par les allégations régulières concernant un soutien extérieur à la rébellion du M23. J'appelle tous les responsables à cesser ce soutien", a déclaré à l'ouverture de la réunion M. Ban, sans préciser qui il visait.

"La souveraineté et l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo sont inviolables et doivent être respectées par tous ses voisins", a-t-il ajouté, se disant "profondément préoccupé par les informations sur les violations des droits de l'homme perpétrées par le M23".

"Nous avons besoin d'une solution politique", a-t-il ajouté, souhaitant que la réunion "constitue un réel pas en avant dans le règlement de la crise".

cf-jkb/lor

PLUS:afp