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Syrie: le Conseil de sécurité doit tenter à nouveau de s'unir (Clinton)

26/09/2012 04:58 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a demandé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU de "tenter une nouvelle fois" de trouver un accord sur le dossier syrien.

"Pendant que les atrocités augmentent, le Conseil de sécurité reste paralysé et je demande instamment que nous tentions une nouvelle fois de trouver un moyen de progresser" vers un accord, "afin de mettre fin à la violence en Syrie et d'éviter des conséquences" sur les pays voisins, a-t-elle déclaré lors d'une réunion ministérielle du Conseil.

La Russie et la Chine ont bloqué par trois fois des tentatives occidentales de faire pression sur le président Bachar al-Assad.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a de son côté déploré que "pour l'instant nous ne sommes pas capables d'apporter une réponse" à la crise syrienne, réaffirmant que le président syrien "doit partir". M. Fabius a appelé le Conseil à "dire toute sa confiance" au médiateur Lakhdar Brahimi et il a mis en garde contre un "éclatement de la Syrie qui serait dramatique".

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a regretté "qu'une fois de plus, malheureusement, le Conseil de sécurité ait échoué à réaliser ses objectifs en raison des désaccords au sein du P5", les cinq membres permanents du Conseil.

En réponse, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a réaffirmé la position de Moscou de "non ingérence dans les affaires intérieures" des Etats.

M. Lavrov a fait peser "une part importante de la responsabilité" des violences en Syrie sur les pays qui soutiennent l'opposition armée syrienne et les incitent, selon lui, à continuer le combat. Il a jugé contradictoire que ces mêmes pays demandent au gouvernement syrien une "capitulation sans conditions".

En ouvrant la réunion, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a affirmé que la communauté internationale "doit trouver une réponse commune" à la crise syrienne. "Nous le devons au peuple" syrien, a-t-il ajouté.

Dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le Premier ministre britannique David Cameron avait estimé auparavant que le sang des enfants tués en Syrie ternissait la réputation des Nations unies.

"Le sang de ces jeunes enfants est une tâche terrible sur la réputation des Nations unies", et notamment "sur ceux qui ne se sont pas opposés à ces atrocités et qui, dans certains cas, se sont rendus complices du règne de terreur du (président) Assad", avait-il déclaré.

"L'avenir de la Syrie est un avenir sans Assad", avait-il conclu.

avz/are

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