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Markov parle KHL, genou...

26/09/2012 02:30 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

CANDIAC - Andrei Markov n'est pas le premier volontaire quand vient le temps de parler aux journalistes, mais lorsqu'il le fait, il ne manque jamais de faire sourire ses interlocuteurs.

Un texte de Guillaume Lefrançois

C'est qu'a fait le défenseur du Canadien, mercredi, à l'issue de l'entraînement des joueurs qui participeront à la tournée organisée par Maxime Talbot et Bruno Gervais à compter de jeudi.

Les yeux des quelque 1300 spectateurs qui s'entasseront à Châteauguay seront notamment rivés sur Markov, et plus précisément sur ce satané genou droit qui embête le défenseur russe depuis le 30 avril 2010, date de sa première de deux déchirures au ligament antérieur croisé.

Ces spectateurs pourront regarder ailleurs, puisque Markov assure qu'il est en santé.

« Ça va bien, il (mon genou) est encore là! Je me sens bien, je suis prêt », a dit l'homme de peu de mots.

Markov n'en sera pas à ses premiers coups de patin en situation de match depuis son accumulation de blessures, qui s'est conclue par une arthroscopie au même genou droit en décembre 2011. Mais comme on pouvait s'y attendre pour un joueur qui n'avait alors disputé que sept matchs en deux ans, il n'était pas revenu au sommet de sa forme.

Markov a finalement disputé 13 matchs la saison dernière. Dans ce contexte, le lock-out qui paralyse la LNH est doublement frustrant.

« Ce n?est pas juste dur pour moi, ce l'est pour nous tous. Je n'ai presque pas joué pendant deux ans, j'ai hâte de jouer. Mais (le lock-out) n'est pas seulement ma décision. »

Et la KHL?

Pendant qu'une litanie de joueurs européens ont pris la route du Vieux Continent pendant le lock-out, Markov demeure bien sagement dans la région montréalaise.

Le numéro 79 n'est visiblement pas resté au Québec par choix.

« C'est une option, mais c'est un peu compliqué, a-t-il admis. Si la situation est bonne, c'est sûr que j'aimerais y aller. »

La question des assurances explique notamment pourquoi sa situation est « compliquée ». Le Canadien lui doit encore 11,5 millions de dollars, répartis sur les deux prochaines saisons. Et un joueur avec deux déchirures au même ligament antérieur croisé n'est pas le client le plus assurable...

« Oui, il y a les assurances, a fini par admettre l'athlète de 33 ans. Mais il n'y a pas que ça. Je n'ai pas joué pendant deux ans. Ce n'est pas une question d'argent ou d'assurance, je veux seulement jouer et je ne rajeunis pas! »

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