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26/09/2012 02:16 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Mali: François Hollande souhaite une définition rapide des forces africaines

Le président français François Hollande a souhaité mercredi à New York que la définition de la force africaine qui pourrait intervenir dans le nord du Mali pour déloger les islamistes qui le contrôle soit bouclée "dans les prochaines semaines".

"Quels délais?", "quelles forces?", "à partir de quel niveau de mobilisation peut-on espérer une intervention rapide?", s'est interrogé le président Hollande lors d'un point de presse avant de regagner Paris à l'issue de sa première participation à l'Assemblée générale de l'ONU.

"C'est ce que nous allons (voir) dans les prochaines semaines parce que je pense que ça ne doit pas être dans les prochains mois", a enchaîné le président français.

"Toute perte de temps serait une complication complémentaire", a insisté le chef de l'Etat français, qui a repoussé l'idée de différer l'intervention militaire panafricaine pour organiser des élections au Mali. Les élections "ne peuvent avoir lieu que quand le Mali aura retrouvé son intégrité" territoriale, a-t-il observé.

Selon lui, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "commence à réfléchir avant même que la résolution du Conseil de sécurité (autorisant le déploiement d'une force panafricaine, ndlr) ait été votée".

Certains pays non membres de la Cédéao "pourraient ajouter des contingents" à cette force, a-t-il encore indiqué, mentionnant le Tchad.

Il appartient "aux Africains eux-mêmes d'organiser l'intervention", a précisé François Hollande, le soutien français devant s'effectuer "sur le plan logistique, simplement sur le plan logistique".

ha/are

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