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L'université de Californie versera près de 1 M$ US à des étudiants «poivrés»

26/09/2012 06:49 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

SAN FRANCISCO - L'université de Californie (UC) a accepté de verser près de 1 million $ US pour régler une poursuite en justice intentée par des manifestants qui ont reçu du gaz poivré au visage lors d'un rassemblement du mouvement «Occupy» sur le campus de Davis en 2011, selon un accord préliminaire conclu mercredi.

L'incident du 18 novembre 2011 avait suscité un tollé à travers les États-Unis, des manifestations sur le campus et des appels à la démission de la chancelière Linda Katehi, après la publication de vidéos de l'incident sur Internet, qui sont devenues virales.

Les images de policiers projetant du gaz poivré sur des manifestants pacifiques est devenu un symbole de ralliement du mouvement «Occupy Wall Street», qui s'est répandu dans plusieurs villes d'Amérique du Nord et ailleurs dans le monde l'an dernier. Les manifestants de UC Davis protestaient contre la hausse de leurs droits de scolarité et la brutalité policière.

En vertu de l'accord, l'université devra verser 30 000 $ US à chacune des 21 personnes qui ont porté plainte, en plus de 250 000 $ US que leurs avocats devront se partager.

La chancelière de l'université, qui s'est publiquement excusée après l'incident, devra faire parvenir des excuses formelles par écrit à chacun des plaignants, qui sont tous des étudiants ou d'ex-étudiants.

L'université et les plaignants, représentés par l'American Civil Liberties Union, ont déposé l'accord préliminaire devant un tribunal fédéral de Sacramento. L'accord, approuvé par le conseil d'administration de l'université à la mi-septembre, doit encore être validé par un juge fédéral. Les deux parties peuvent également faire appel.

L'accord prévoit que l'université mette de côté 100 000 $ US pour dédommager d'autres éventuels plaignants capables de prouver qu'ils ont été arrêtés ou ciblés par du gaz poivré lors de l'incident.

«Nous pensons que l'accord proposé est dans la meilleur intérêt de l'université», a déclaré le porte-parole de l'établissement, Steve Montiel.

La plaignante Fatima Sbeih, qui a récemment obtenu son diplôme en études internationales, a affirmé qu'elle souffrait de crises de panique et de cauchemars après avoir reçu du gaz poivré lors de l'incident.

«Je veux être certaine qu'une telle chose ne se reproduira pas», a-t-elle déclaré dans un communiqué. «L'université a encore du travail à faire pour regagner la confiance des étudiants, et ce règlement est un pas dans la bonne direction.»

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