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Les députés de l'Uruguay approuvent la légalisation de l'avortement

26/09/2012 08:18 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

MONTEVIDEO, Uruguay - La Chambre des députés de l'Uruguay a approuvé, tard mardi soir, l'avortement jusqu'à 12 semaines de grossesse, mais le texte n'a été adopté qu'avec une voix d'avance.

Jusqu'à maintenant, le seul pays de la très catholique Amérique latine à autoriser l'avortement pour toutes les femmes jusqu'à la fin du premier trimestre de grossesse était Cuba.

Le président uruguayen, José Mujica, a déclaré qu'il promulguerait la loi après l'approbation par le Sénat de sa version amendée.

Le projet de loi, qui avait déjà été adopté par la chambre haute dans sa première version, a été adopté par 50 voix contre 49 tout juste avant minuit mardi soir. Plusieurs députés ont déclaré que leur conscience ne leur permettait pas de suivre la consigne de leur parti et ont laissé leur substitut voter à leur place.

Le projet de loi autorise l'avortement dans les 12 premières semaines de la grossesse et décriminalise l'avortement tardif en cas de danger pour la santé de la mère ou de malformation foetale grave qui ne permettrait pas la survie du nouveau-né. En cas de viol, l'avortement est possible jusqu'à 14 semaines de grossesse.

Un député de l'opposition, Pablo Abdala, a déclaré mercredi qu'il demanderait un référendum pour faire abroger cette loi, mais les sondages suggèrent qu'une majorité d'Uruguayens sont favorables à la légalisation de l'avortement.

Selon une enquête publiée ce mois-ci par l'institut CIFRA, 52 pour cent de la population est favorable à la légalisation de l'interruption de grossesse, contre 34 pour cent qui s'y opposent. Le sondage a été mené auprès de 802 personnes à travers le pays et comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,4 points de pourcentage.

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