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Le quartier général de l'armée syrienne ébranlé par deux puissantes explosions

26/09/2012 12:15 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

DAMAS, Syrie - Deux puissantes explosions visant le centre de commandement de l'armée ont ébranlé la capitale syrienne mercredi, déclenchant une longue fusillade et provoquant un énorme incendie dans un édifice de ce périmètre étroitement surveillé, ont déclaré les médias officiels et des résidants.

Le ministre syrien de l'Information, Omran Zoubi, a affirmé que les explosions n'avaient pas fait de victime.

L'agence de presse officielle SANA a indiqué qu'un incendie s'était déclaré dans le périmètre militaire après les deux explosions, survenues tout juste avant 7 h du matin près de la place Omayyad.

Les explosions ont fait voler en éclats les vitres des édifices environnants, notamment sur l'ensemble de la façade de l'hôtel Dama Rose, qui surplombe le secteur. Les explosions ont été entendues à plusieurs kilomètres à la ronde.

Le ministre Zoubi a indiqué que les explosions avaient été causées par deux «engins explosifs improvisés très puissants», dont l'un aurait été placé «à l'intérieur de la clôture» qui encercle le périmètre. Il a affirmé que les explosions avaient causé des dommages matériels, mais sans faire de victime.

«Je confirme que tous nos camarades du commandement militaire et du ministère de la Défense sont sains et saufs», a-t-il affirmé dans une entrevue téléphonique diffusée par la télévision syrienne.

«Tout est normal», a-t-il ajouté. «Il y a eu un acte terroriste près d'un lieu significatif, oui, c'est vrai, mais ils ont encore une fois échoué à atteindre leurs buts.»

La chaîne de télévision iranienne Press TV a par la suite annoncé que son correspondant syrien, Maya Nasser, 33 ans, avait été tué en couvrant les explosions.

Des colonnes d'épaisse fumée s'élevaient dans les airs près du lieu des explosions et des ambulances se sont précipitées sur place. La police a bloqué la circulation et empêché les journalistes d'approcher.

Des témoins ont affirmé que les explosions avaient été suivies d'une violente fusillade, suggérant que les forces de sécurité avaient probablement affronté des rebelles dans le secteur.

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