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Le président français plaide pour une intervention militaire au Mali

26/09/2012 11:46 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Le président français, François Hollande, a appelé mercredi le Conseil de sécurité des Nations unies à se réunir au plus vite pour adopter une résolution sur le Mali et permettre «le plus rapidement possible» une intervention militaire africaine dans ce pays. La France a offert son soutien logistique à une éventuelle mission.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a quant à elle appelé mercredi à la création d'un groupe restreint de pays pour coordonner l'aide au Mali, dont le nord est désormais contrôlé par des milices islamistes. Elle a qualifié le Sahel de «poudrière» dans laquelle la menace extrémiste grandit.

La France demande qu'il y ait «au plus tôt une convocation du Conseil de sécurité de façon à ce qu'une résolution (...) permette d'organiser cette force et de la mettre en mouvement le plus rapidement possible», a déclaré le président français lors de la réunion de haut niveau sur le Sahel organisée mercredi par l'ONU.

«Je sais qu'il peut y avoir encore la tentation de mener des négociations. Mais négocier avec qui? (...) Négocier avec des groupes terroristes, il ne peut pas en être question, et tout malentendu, toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire le jeu que des terroristes», a fait valoir François Hollande.

Alors que six otages français sont détenus dans la région du Sahel, le président français a répété que la France «soutiendra pleinement» l'initiative menée par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union africaine. Une fois la résolution des Nations unies votée, «la France fera tout ce qu'elle peut sur le plan logistique pour soutenir les opérations qui sont prévues», a-t-il affirmé.

Sous l'impulsion de la CEDEAO, un projet de résolution de l'ONU en cours d'élaboration afin de permettre à une force internationale africaine de se déployer dans le nord du Mali.

Les États-Unis ont déclaré que les pays d'Afrique de l'Ouest et du Nord devaient renforcer la sécurité de leurs frontières pour combattre le passage de plus en plus fréquent d'extrémistes, d'armes et de drogues.

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