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La course au PLC bien lancée avec la probable candidature de Trudeau

26/09/2012 10:34 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

OTTAWA - Le suspense a monté d'un cran dans la course au leadership du Parti libéral du Canada (PLC), avec des informations voulant que Justin Trudeau annonce qu'il se porte candidat dès la semaine prochaine.

Le principal intéressé n'a cependant pas voulu commenter la nouvelle rapportée dans La Presse, mercredi.

«Je n'ai rien à annoncer, je n'ai rien à dire», a lancé en français et en anglais le député de Papineau au barrage de caméras et de journalistes qui l'attendait à son arrivée au Parlement mercredi. «Je suis content de voir tout le monde en pleine forme aujourd'hui, mais je n'ai rien à dire», a-t-il conclu, souriant.

Son éventuelle candidature pourrait faire en sorte que de potentiels rivaux y réfléchissent deux fois avant de prendre place sur la ligne de départ. Ce n'est pas le cas cependant pour Denis Coderre, qui assure que la présence de M. Trudeau ne changera rien à sa décision.

«Je suis à la croisée de chemins, l'année prochaine je vais avoir 50 ans, j'ai donné 15 ans de ma vie à ce parti là, donc c'est normal que je puisse y réfléchir. Maintenant, il y a des gens qui pensent également que je ferais un bon maire de Montréal, alors je vais prendre des décisions en temps et lieux», a tranché le député de Bourassa, laissant planer le doute.

Les noms des députés Dominic LeBlanc, Marc Garneau et David McGuinty circulent également beaucoup. Certains militants aimeraient également voir une candidature de l'extérieur et font pression pour que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, plonge lui aussi.

Au moins une candidature est confirmée: celle de la militante libérale Deborah Coyne, mère de la fille de Pierre Elliott Trudeau. Les libéraux se prononceront au printemps et leur nouveau chef sera officiellement sera connu le 14 avril prochain.

Pendant ce temps, ses adversaires politiques conservateurs fourbissaient déjà leurs armes. Le ministre Maxime Bernier a dit que l'éventuelle arrivée d'un autre Trudeau à la tête des libéraux offrirait l'occasion de rappeler les politiques moins appréciées de Pierre Elliott Trudeau.

«Ça risque de rappeler aux Canadiens quel a été le bilan de son père. Il faut dire que la politique nationale de l'énergie a été un désastre au Canada, vous le savez, et il y a d'autres politiques», a soutenu le député de Beauce.

Quant au chef néo-démocrate Thomas Mulcair, même s'il jure qu'il ne veut pas se mêler des affaires des autres partis, il n'a pas pu s'empêcher de décocher une flèche à l'endroit du PLC.

«Rappelons que la personne qui gagnerait éventuellement cette course au leadership au sein du Parti libéral serait leur septième chef en neuf ans. Alors je pense qu'ils ont pas mal de choses à régler et je vais les laisser s'occuper de leurs propres affaires.»

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