POLITIQUE
26/09/2012 05:16 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Hausse d'impôt : « la négociation commence », dit Nicolas Marceau

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Alors que la Coalition avenir Québec s'oppose à toute hausse d'impôt, le ministre des Finances et de l'Économie, Nicolas Marceau, se dit prêt à collaborer avec l'opposition afin de trouver une solution pour combler le manque fiscal qui sera causé par l'abolition de la taxe santé.

« Si notre scénario privilégié n'est pas accepté par l'opposition, nous allons nous ouvrir à d'autres alternatives. Nous sommes souples sur les moyens, cela inclut la rétroactivité, les dividendes, le capital, les hausses d'impôt. L'important, pour nous, c'est que l'esprit de la proposition soit respecté. [...] Nous sommes un gouvernement minoritaire, nous comprenons que les Québécois veulent que nous négociions », a-t-il déclaré mercredi.

« À mon sens, la négociation commence. De ce qu'il a dit, je vois qu'il y a des possibilités », a-t-il ajouté en référence aux propos de François Legault.

Le chef de la CAQ a rappelé mercredi que sa formation n'appuiera aucune hausse d'impôt, « directe ou indirecte », ce qui inclut les dividendes et les gains en capital.

M. Marceau a répliqué en soutenant que le Parti québécois n'augmente pas les impôts. « Je rappelle que le fardeau fiscal total des particuliers n'est pas touché, tout ce qu'il y a, c'est un transfert du fardeau de la classe moyenne vers les plus nantis », a-t-il précisé.

« Notre intention est de livrer la marchandise, nous avons promis qu'au printemps prochain les contribuables ne paieront pas la contribution santé », a-t-il poursuivi pour souligner que l'abolition de la taxe santé, elle, n'était pas négociable.

M. Marceau a tenu à rappeler que le rapport de la firme KPMG, paru mardi, classe le Canada au deuxième rang au chapitre de la compétitivité fiscale, et Montréal en sixième position des 55 villes mondiales offrant les conditions fiscales les plus attrayantes pour les entreprises.

« J'en suis très heureux, j'ai déjà dit aux gens d'affaires que nous voulons un climat d'affaires attrayant, et nous allons continuer à travailler avec le milieu des affaires pour maintenir ce climat », a-t-il noté.

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