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26/09/2012 07:28 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Double attentat contre l'état-major syrien, commandants militaires indemnes (armée)

Un double attentat à la bombe et la voiture piégée a visé mercredi le siège de l'état-major syrien au coeur de Damas, ne faisant pas de victimes parmi les commandants militaires, a annoncé l'armée syrienne.

Après les explosions, des combats entre rebelles et militaires ont éclaté à l'intérieur du complexe, faisant des morts dans les deux camps, a rapporté de son côté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), parlant des "affrontements les plus violents depuis le début de la révolte" contre le régime de Bachar al-Assad il y a 18 mois.

"Les groupes terroristes armés affiliés à l'étranger ont mené ce matin un nouvel acte terroriste en faisant exploser une voiture piégée et une bombe aux abords du siège de l'état-major (...) tous les commandants et les officiers militaires sont sains et saufs, aucun d'entre eux n'a été blessé", a indiqué le communiqué de l'armée reproduit par les médias officiels.

La page Facebook du conseil militaire rebelle pour la région de Damas a rapporté que les rebelles de "l'Armée syrienne libre (ASL, composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes) ont frappé le bâtiment de l'état-major sur la place des Ommeyades à Damas". Il était impossible de vérifier dans l'immédiat cette annonce.

Toutes les routes menant au centre-ville ont été coupées par les services de sécurité, a constaté un photographe de l'AFP sur place qui a fait état d'importantes destructions.

Les vitres du siège de l'état-major étaient brisées et une partie du mur d'enceinte a été détruite dans les attaques qui ont fait un cratère de deux mètres de profondeur à l'extérieur du complexe militaire.

L'OSDH a parlé d'une "trentaine d'ambulances" qui se sont rendues sur les lieux.

A la suite des explosions, cette ONG a fait état de violents combats dans le complexe de l'état-major et de morts dans les deux camps.

"Ce sont les combats les plus violents au coeur de Damas depuis le début de la révolte et l'attentat le plus violent dans la capitale depuis celui du 18 juillet", qui avait visé le bâtiment de la Sécurité nationale et tué quatre hauts responsables de la Sécurité, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad, selon Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.

Cette attaque avait alors été revendiquée par l'ASL.

"Quand il y a des explosions et des combats à l'intérieur même de l'état-major, cela veut dire que c'est le haut commandement militaire en Syrie qui est frappé au coeur", a-t-il ajouté.

Le photographe de l'AFP a entendu des tirs nourris en provenance du site de l'attaque.

Le communiqué de l'armée ne fait pas état de combats mais précise que "les attaques ont été accompagnées de tirs sans discernement aux abords du siège et les rues adjacentes pour terroriser les civils".

"Les forces de l'ordre ont poursuivi alors (les rebelles) dans la zone", a précisé le communiqué.

Un journaliste de la chaîne anglophone iranienne Press TV a été tué par un tireur embusqué et le chef du bureau de la télévision arabophone Al-Alam à Damas a été blessé quand ils sont arrivés au siège de l'état-major, ont rapporté leurs employeurs.

"Le correspondant de Press TV Maya Nasser a été tué par un tir de sniper dans la capitale syrienne", annonce Press TV sur son site. Press TV et Al-Alam indiquent sur leur site que le chef de leur bureau à Damas Hussein Mortada, de nationalité libanaise, a été blessé par un tir dans le dos.

Press TV n'a pas précisé la nationalité de son correspondant tué, mais selon l'OSDH, il s'agit d'un Syrien.

bur-ram/vl

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