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26/09/2012 10:10 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Deux kamikazes ont commis l'attaque contre l'état-major syrien, 4 morts (TV)

L'attaque mercredi contre le siège de l'état-major syrien à Damas a été commise par deux kamikazes à bord de voitures piégées et l'attentat a tué quatre gardes et fait 14 blessés, a affirmé une source militaire citée par la télévision d'Etat.

"L'enquête préliminaire a montré que les explosions terroristes aux abords et à l'intérieur du siège de l'état-major étaient dues à deux voitures piégées conduites par deux kamikazes", a annoncé la télévision.

"Quatre gardiens en charge de la sécurité du siège de l'état-major de l'armée ont été tués et 14 civils et militaires ont été blessés dans les deux explosions terroristes", a ajouté la chaîne.

La télévision a diffusé des images de caméras de surveillance montrant une première explosion devant le siège de l'état-major puis une seconde qui semble s'être produite dans l'enceinte du bâtiment. Selon la chaîne, les deux vidéos ont été prises à environ dix minutes d'intervalle.

Lors de la première explosion, la télévision marque d'un cercle un véhicule blanc qui semble ralentir en passant près de l'enceinte du bâtiment, avant que la déflagration ne se produise. Dans les images de la deuxième explosion, une grosse boule de feu apparaît dans l'enceinte du complexe militaire.

La page Facebook du Conseil militaire rebelle pour la région de Damas a rapporté que les rebelles de "l'Armée syrienne libre (ASL, composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes) ont frappé le bâtiment de l'état-major sur la place des Ommeyades à Damas". Il était impossible de vérifier dans l'immédiat cette annonce.

Selon un porte-parole des rebelles et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'exécution du double attentat a été possible grâce à la complicité de militaires à l'intérieur de bâtiment.

"L'opération a été menée en coordination entre plusieurs brigades de l'Armée syrienne libre et des militaires de l'intérieur", a indiqué Ahmad al-Khatib, porte-parole du Conseil militaire rebelle de Damas.

Il a affirmé qu'il s'agit bien d'un double attentat à la voiture piégée, mais non pas d'une attaque suicide. "Quelques minutes après les attaques, les combattants ont fait irruption dans le siège avec des armes automatiques et des lance-roquettes RPG", a-t-il dit.

L'Armée syrienne libre (ASL) n'a jamais revendiqué d'attentats suicide, mais de groupes islamistes anti-régiyyame et opérant d'une manière autonome ont déjà revendiqué plusieurs attaques de ce genre.

"Il semble que l'opération (soit) une mutinerie à l'intérieur de l'état-major", affirme de son côté Rami Abdel Rahmane. "Il y a des militaires à l'intérieur du siège qui sont proches de la rébellion et qui ont rendu possible cette opération".

D'après M. Abdel Rahmane, en contact avec des militants sur le terrain, de violents combats ont éclaté "pendant plusieurs heures à l'issue de la double attaque.

"Ce sont les combats les plus violents au coeur de Damas depuis le début de la révolte et l'attentat le plus violent dans la capitale depuis celui du 18 juillet", qui avait visé le bâtiment de la Sécurité nationale et tué quatre hauts responsables de la Sécurité, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad.

Les vitres du siège de l'état-major étaient brisées et une partie du mur d'enceinte a été détruite dans les attaques qui ont creusé un cratère de deux mètres de profondeur à l'extérieur du complexe militaire, a constaté un photographe de l'AFP sur place.

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