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Bas-Saint-Laurent : pour maximiser les retombées régionales de l'éolien

26/09/2012 08:23 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Les préfets de huit MRC du Bas-Saint-Laurent élaborent une stratégie pour implanter une centaine d'éoliennes sur le territoire.

Cette décision survient à la suite de l'appui donné par le Parti québécois lors de la campagne électorale à un projet de parc éolien communautaire de 225 mégawatts (MW). Le projet est estimé à 520 millions de dollars.

Le nouveau gouvernement du Parti Québécois s'est aussi engagé à éliminer le plafond de 25 MW imposé par le gouvernement Charest au projet éolien soutenu financièrement par les communautés.

Réunis mardi à Trois-Pistoles, les préfets ont donc discuté d'un plan d'action pour maximiser les retombées économiques d'un tel projet pour les villes et villages du territoire. Pour ce faire, les préfets envisagent la création d'un comité de réalisation du projet où siégera un représentant de chaque MRC.

Retombées locales importantes

Pour la région, ce projet pourrait être une planche de salut pour plusieurs villages dont l'économie locale a été durement touchée au cours des dernières années, notamment par la crise forestière et la fermeture de nombreuses petites scieries. Les retombées d'un immense projet communautaire de 225 MW pourraient s'élever, selon les préfets, à 1,3 million de dollars par année par MRC, une somme qui serait indexée pendant 20 ans.

Le parc comptera une centaine d'éoliennes, qui ne seront pas érigées sur le territoire de toutes les MRC. Toutefois, chaque territoire pourra en tirer profit. Ce sont des sommes importantes qui seront injectées en région, rappelle le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Francis Saint-Pierre.

Pour le président de la Conférence régionale des élus, Michel Lagacé, la concrétisation de ce projet est l'aboutissement de quatre ans de travail. M. Lagacé considère, lui aussi, que les communautés pourront enfin assurer leur développement. « On va arrêter de fouiller dans les poches des citoyens par l'impôt foncier. On va fonctionner essentiellement par des bénéfices, par l'actionnariat », a-t-il fait valoir.

Les préfets vont répertorier les sites d'exploitation les moins susceptibles de perturber les paysages et l'environnement. La population sera consultée lors de rencontres publiques.

Dix partenaires publics sont sur les rangs, dont la Conférence régionale des élus, la Nation malécite de Viger et huit MRC. Le partenaire privé n'a pas encore été choisi.

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