POLITIQUE

Québec songe à réduire le nombre des agences régionales de la santé

26/09/2012 10:14 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST
PC

QUÉBEC - Québec songe à réduire le nombre des agences régionales de la santé.

Un comité planche déjà depuis quelques temps sur divers scénarios, mais le nouveau ministre de la Santé, Réjean Hébert, lui a demandé de remettre son rapport d'ici à quelques semaines.

En point de presse avant d'entrer au conseil des ministres, mercredi, il a dit qu'il donne priorité aux travaux de ce comité afin de rendre le système plus efficient. Les agences régionales de la santé sont particulièrement visées.

«Le nombre d'agences, je pense qu'il faut aussi réfléchir à ça. On en a beaucoup. On en a plus que de régions administratives. J'ai demandé au ministère de réfléchir au nombre d'agences. Il y a déjà des propositions, je vais les examiner au cours des prochaines semaines.»

Il y a 17 régions administratives, mais 18 agences régionales, donc une seule de plus. Du même souffle, M. Hébert a voulu minimiser les attentes quant aux économies potentielles et il écarte l'idée de les abolir, comme le préconise le CAQ.

«Il faut bien réaliser que l'ensemble des structures régionales actuellement nous coûte 100 millions $ sur un budget de 30 milliards $. Ce n'est pas là qu'on va trouver le Pérou. (...) Ce n'est pas comme ça qu'on va trouver l'argent nécessaire pour faire évoluer le réseau.»

Le comité a pour mandat plus large d'optimiser le travail de chacun des paliers — national, régional et local — afin d'éviter les chevauchements.

Et d'ailleurs, il entend bien mettre fin à une pratique de son prédécesseur libéral, Yves Bolduc, qui avait tendance à faire de la micro-gestion, intervenir dans la gestion quotidienne des hôpitaux.

«Il est clair que le national ne doit pas intervenir dans les opérations courantes des établissements, et ça, je peux vous dire que c'est mon intention ferme.»

Il écarte aussi l'hypothèse de réductions des dépenses dans le réseau, même si le projet péquiste de remplacer l'impôt santé de 200 $ réclamé à chaque contribuable par la hausse des impôts des plus fortunés est mal accueilli par les partis d'opposition.

«Nous avons fait notre part dans l'optimisation du réseau. On est pris avec des contraintes, les ententes négociées avec les médecins, l'augmentation du coût des médicaments. Il y a des choses incompressibles. Il faudra trouver l'argent nécessaire pour assurer un système de santé de qualité.»

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