NOUVELLES
25/09/2012 08:15 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

Virus proche du "SRAS": vigilance mais pas de panique en Arabie saoudite

Les autorités saoudiennes se veulent rassurantes à propos de possibles retombées sur le prochain pèlerinage de l'apparition d'un virus de la famille du "SRAS", responsable d'une épidémie mortelle en 2003, en soulignant la rareté des cas diagnostiqués dans le pays.

Les pèlerins commencent à arriver pour ce rituel à La Mecque qui a été à travers l'histoire un vecteur de propagation d'épidémie. Quelque deux millions de fidèles sont attendus pour le pèlerinage annuel qui va culminer fin octobre.

Le virus de la famille du "SRAS" mais qui est différent a causé deux décès et une grave atteinte, celle d'un Qatari, qui est passé par l'Arabie saoudite, et qui se trouve toujours dans un état critique dans un hôpital de Grande-Bretagne, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

"Nous sommes dans une période d'investigation, ce virus n'est pas le SRAS (un virus qui a causé la mort de 800 personnes en 2002-2003), il est différent, car il provoque de graves lésions rénales", a déclaré un porte-parole de l'OMS.

L'OMS, qui prend au sérieux cette affaire, suit le dossier de près et devrait publier ce mardi en fin d'après-midi un nouveau point de la situation.

"Le virus a été détecté il y a trois mois", a indiqué à l'AFP le professeur Ziad Mimich, chef de la médecine préventive au ministère saoudien de la Santé, pour ajouter que "seuls deux cas avérés ont été enregistrés depuis".

"La situation est rassurante car il n'y a eu que ces deux cas avérés en trois mois", a-t-il ajouté, soulignant toutefois que les services du ministère de la Santé étaient "prêts à faire face à toute situation".

Pour le moment, les autorités n'ont pris aucune mesure préventive pour protéger les pèlerins qui commencent déjà à affluer dans le pays. Ils se joindront à près d'un million de pèlerins de l'intérieur.

"Il n'y a pas de mesure préventive spéciale pour les pèlerins", a expliqué M. Mimich, en ajoutant que "toute mesure nouvelle serait annoncée à temps".

C'est ce qu'a confirmé mardi à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Merghalani, en soulignant que son département suivait la situation de "très près".

En écho, le Haut conseil de la santé publique du Qatar a annoncé dans un communiqué publié tard lundi qu'"il n'y a pas eu d'autre cas dans le pays excepté celui du citoyen soigné à Londres" et qui est tombé malade en revenant d'Arabie saoudite.

Le directeur de la Santé publique du Qatar, Mohammed Ben Hamad Al-Thani, a assuré dans une conférence de presse parallèle, que le cas soigné en Grande-Bretagne était "unique" dans le pays.

Il a assuré que les membres de la famille et ceux du personnel médical qui ont été en contact avec le malade durant les deux mois pendant lesquels il a été hospitalisé à Doha, n'ont pas été contaminés.

"Nous avons effectué les examens nécessaires dès la réception d'une notification de l'OMS et on n'a trouvé aucun élément permettant d'établir qu'il y a eu contamination par le virus", a-t-il déclaré.

Selon M. Al-Thani, les autorités sanitaires du pays ont décidé de transférer le malade à Londres après une batterie d'examens qui ont démontré qu'il n'avait pas été atteint par un virus "SRAS".

Ce responsable a profité de l'occasion pour appeler les candidats au pèlerinage de son pays de prendre toutes les précautions avant de se rendre en Arabie.

Il les a pressés, entre autres, de prendre tous les vaccins nécessaires à temps, à stériliser fréquemment leurs mains et à utiliser des masques de protection.

A Londres, le professeur John Watson, responsable du département des maladies respiratoires de l'Agence de protection de la santé (Health Protection Agency, HPA) a estimé que le risque de contagion n'a pas été avéré.

bur/mh/at/hj

PLUS:afp