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25/09/2012 12:12 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

Trois Egyptiens vont être jugés pour insulte à la religion chrétienne

Trois Egyptiens, dont deux sont accusés d'avoir brûlé une Bible, vont être jugés pour insulte à la religion chrétienne, a rapporté mardi l'agence officielle Mena.

Le Parquet général a décidé de déférer Ahmed Mohammed Abdallah, dit "Abou Islam", président de la chaîne de télévision Al-Omma, son fils Islam, directeur de la même chaîne, et le journaliste du quotidien indépendant Al-Tahrir Hani Yassine Gadallah devant une cour pénale "pour insulte à la religion chrétienne", selon l'agence.

Abou Islam et son fils sont accusés d'avoir déchiré puis brûlé un exemplaire de la Bible devant l'ambassade des Etats-Unis lors d'une manifestation dénonçant un film islamophobe produit aux Etats-Unis.

Abou Islam est également accusé d'avoir tenu des propos portant atteinte à la religion chrétienne dans une interview accordée au journaliste d'Al-Tahrir.

Quelques milliers de personnes, dont de nombreux salafistes, avaient manifesté le 11 septembre devant l'ambassade des Etats-Unis au Caire après la diffusion d'extraits de "L'Innocence des musulmans", un brûlot à petit budget qui dépeint le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes.

Les manifestations se sont ensuite poursuivies avec des rassemblements plus petits mais plus violents, composés de jeunes aux motivations politiques incertaines affrontant de manière sporadique les forces de l'ordre.

Beaucoup de Coptes (chrétiens d'Egypte) ont craint que le film ne fasse monter la pression sur leur communauté, qui représente de 6 à 10% des 82 millions d'Egyptiens et dénonce déjà régulièrement des discriminations et des violences à son encontre.

Le procureur général d'Egypte a engagé la semaine dernière des poursuites contre sept Coptes égyptiens vivant aux Etats-Unis et soupçonnés d'être impliqués dans la production ou la distribution du film islamophobe.

Un tribunal a aussi condamné un Egyptien de confession chrétienne à six ans de prison pour avoir porté atteinte au prophète Mahomet et au président Mohamed Morsi sur Facebook.

iba/vl

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