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«Route des larmes»: détenu américain décédé mis en cause dans l'enquête en C.-B.

25/09/2012 05:14 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

SURREY, C.-B. - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit croire qu'un détenu de l'Oregon décédé, Bobby Jack Fowler, serait responsable d'au moins l'un des meurtres faisant l'objet de l'enquête sur la tristement nommée «route des larmes» en Colombie-Britannique.

Le défunt prisonnier aurait ainsi assassiné Colleen MacMillen, âgée de 16 ans, en août 1974. Elle avait été vue pour la dernière fois alors qu'elle quittait son domicile pour entamer une randonnée afin d'aller visiter un ami près du lac La Hache, à environ 300 kilomètres au sud de Prince George, dans le nord de la province.

Bien qu'il soit estimé que Fowler soit aussi responsable d'au moins deux autres meurtres, voire davantage, la police affirme savoir qu'il n'était pas le seul responsable de la disparition et des meurtres de 18 femmes dans cette région isolée.

L'inspecteur Gary Shinkrakuk, l'un des principaux enquêteurs de la GRC, dit cependant ne pas savoir si les 17 autres meurtres seront éventuellement résolus.

Mardi, M. Shinkrakuk a précisé que la police avait isolé l'ADN de deux agresseurs séparés dans le cadre de deux autres affaires du genre. Les deux criminels sont aujourd'hui décédés. Leurs noms n'on pas été révélés.

Au dire des autorités, Fowler était un travailleur transfrontalier avec un lourd passé criminel pour des actes violents commis aux États-Unis. Il a travaillé à Prince George dans les années 1970 dans les domaines de la construction et de l'agriculture.

Fowler est mort en 2006 dans une prison de l'Oregon, où il purgeait une peine pour kidnapping et tentative de viol sur une femme.

L'ensemble de ces enquêtes sont réalisées dans le cadre du projet E-Pana, qui se penche sur des meurtres survenus entre 1969 et 2006. Des militants autochtones estiment toutefois que la police est trop lente à résoudre des meurtres qui, disent-ils, sont le fait d'un tueur en série.

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