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Obama annonce le lancement d'une initiative contre le trafic d'êtres humains

25/09/2012 02:23 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

Le président américain Barack Obama a annoncé le lancement d'une nouvelle initiative pour lutter contre ce qu'il a appelé "l'esclavage moderne" du trafic d'êtres humains, mardi à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

M. Obama a expliqué que près de 20 millions de personnes à travers le monde, y compris aux Etats-Unis, étaient pris aux piège de trafiquants, qu'il s'agisse d'enfants enlevés, de prostituées ou de travailleurs très peu payés.

"C'est une dégradation de notre humanité", a-t-il lancé lors d'un discours devant la Clinton Global Initiative, la fondation philanthropique de l'ancien président démocrate Bill Clinton.

"Je veux parler de l'injustice et du scandale que représente le trafic d'êtres humains, qui doit être appelé par son vrai nom, celui d'esclavage des temps modernes", a-t-il poursuivi, précisant qu'il n'employait pas le mot "esclavage" à la légère.

Le premier président noir des Etats-Unis, qui a reçu le soutien majeur pour sa campagne de Bill Clinton en vue de l'élection du 6 novembre, a annoncé qu'il avait ordonné aux agences gouvernementales d'accroître les efforts pour mettre fin au trafic d'êtres humains.

Cela comprend des mesures pour renforcer la bonne conformité avec les lois visant à empêcher de faire appel à des travailleurs issus du trafic d'êtres humains, à renforcer les procédures juridiques pour combattre ce trafic, ou encore à rendre davantage public le problème.

"Lorsqu'un homme n'arrive pas à trouver un emploi et se retrouve à se saigner à la tâche pour très peu ou carrément pas de salaire, et est battu s'il essaie de s'échapper, c'est de l'esclavage", a insisté le président. "Quand un petit garçon est enlevé, transformé en enfant soldat, et forcé à tuer ou être tué, c'est de l'esclavage", a-t-il répété.

"Notre message aujourd'hui à ces millions de personnes à travers le monde est que nous vous voyons, nous vous entendons", a martelé M. Obama à l'adresse de ces victimes, souvent qualifiées "d'invisibles".

sms/sam/bdx

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