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Les écoles de New York offrent la pilule du lendemain aux adolescentes

25/09/2012 09:15 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Il s'agit d'une campagne sans précédent en termes d'importance et de zèle: la ville de New York distribue la «pilule du lendemain» à des adolescentes âgées d'aussi peu que 14 ans dans plus de 50 écoles secondaires, parfois même avant qu'elles n'aient eu de relations sexuelles.

Ces efforts pour lutter contre les grossesses chez les adolescentes dans la plus grande ville des États-Unis contrastent fortement avec la vision des politiciens et des administrations scolaires des régions les plus conservatrices du pays.

Valerie Huber, présidente de la National Abstention Education Association, déplore l'initiative, affirmant que le projet présuppose que les adolescentes auront de toute façon des relations sexuelles, et qu'elles appuient ce style de vie.

Certains médecins soutiennent toutefois que davantage d'écoles devraient suivre l'exemple de New York.

Selon la Dre Cora Breuner, membre d'un comité sur la santé des adolescents de l'American Academy of Pediatrics, les moyens contraceptifs d'urgence sont sécuritaires et efficaces «s'ils sont utilisés rapidement», tout en permettant d'effacer «une erreur» commise par un homme ou une femme.

Cette pilule «du lendemain» est efficace à environ 90 pour cent pour empêcher une grossesse si elle est prise dans les 72 heures suivant une relation sexuelle non protégée.

Le programme new-yorkais a été mis en place dans les cliniques de santé d'environ 40 écoles de ce système un million d'élèves il y a environ quatre ans. Depuis janvier 2011, il est entré en vigueur dans 13 écoles additionnelles qui ne disposent pas de centres médicaux. Le programme peu connu a fait l'objet d'un article, dimanche dernier, dans le New York Post.

Des infirmières ou des médecins offrent la pilule, et les parents peuvent signer un formulaire pour que leurs filles ne participent pas au programme. Seuls de 1 à 2 pour cent des parents ont rempli ledit formulaire, selon le département new-yorkais de la Santé.

Le programme est vu comme une méthode visant à réduire des statistiques alarmantes: plus de 7000 new-yorkaises de 15 à 17 ans tombent enceintes chaque année. Plus des deux tiers de ces grossesses font l'objet d'un avortement.

Les plus récentes données faisaient état de 82 grossesses par 1000 adolescentes à New York en 2008, mais de 73 cas par 1000 adolescentes en 2010.

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