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L'enquête sur la mort d'Ashley Smith étudiera notamment son isolement en prison

25/09/2012 03:29 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

TORONTO - L'enquête sur la mort d'une adolescente du Nouveau-Brunswick en prison après de multiples épisodes d'automutilation devra notamment se pencher sur l'impact de l'isolement cellulaire et des transferts répétés, a indiqué le coroner qui en est responsable.

Dans une décision détaillée concernant les participants à l'enquête sur la mort d'Ashley Smith, le docteur John Carlisle a ajouté que les travaux devront aussi porter sur les soins de santé mentale et sur la manière dont le cas de la détenue a été géré.

La jeune femme de 19 ans, qui était originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick, est morte étouffée il y a près de cinq ans avec un morceau de tissu dans sa cellule de la prison pour femmes de Grand Valley à Kitchener, en Ontario.

Sa famille, qui croit que sa mort est accidentelle, a applaudi l'approche du docteur Carlisle, qu'elle qualifie de «bouffée d'air frais».

Ashley Smith avait été incarcérée à l'âge de 15 ans pour avoir lancé des pommettes à un travailleur des postes. Elle est demeurée derrière les barreaux après de nombreux incidents survenus en prison. Au cours des mois précédant son décès en octobre 2007, elle a été médicamentée contre son gré, placée en isolement et transférée d'une prison à une autre pas moins de 17 fois.

Le docteur Carlisle a rappelé que la jeune femme souffrait d'une maladie mentale, qu'elle était suicidaire et qu'elle avait fréquemment tenté de s'enlever la vie.

Il a également souligné que la jeune femme a formulé de nombreuses plaintes et que la manière dont celles-ci ont été gérées a pu contribuer à son sentiment de désespoir.

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