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Le TSX clôture en baisse sous l'effet du pessimisme des investisseurs

25/09/2012 04:50 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé en baisse mardi, les investisseurs ayant tourné le dos à l'optimisme qui avait caractérisé les échanges en début de journée.

L'indice composé S&P/TSX a échappé 56,36 points pour terminer à 12 257,18 points, tandis que la Bourse de croissance TSXV a chuté de 20,25 points à 1313,21 points.

Le dollar canadien a quant à lui cédé 0,19 cent US pour terminer à 101,98 cents US, après que Statistique Canada eut dévoilé une hausse de 0,7 pour cent de la valeur du commerce de détail en juillet, ce qui a plus que compensé le déclin de juin. La hausse était largement attribuable aux meilleures ventes de véhicules automobiles.

Les opérateurs avaient réussi à garder les marchés en territoire positif pendant la plus grande partie de l'avant-midi, soutenus par la publication de l'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board des États-Unis, lequel a atteint en septembre son plus haut niveau en sept mois.

Mais les commentaires d'un membre de la Réserve fédérale des États-Unis ont semblé nuire à ce sentiment. Le président de la Banque de Philadelphie, Charles Plosser, a mis en doute la plus récente ronde de mesures de relance de la Fed, suggérant dans un discours qu'elle n'aiderait pas l'économie à croître. Son opinion a semblé suffire pour ramener certaines inquiétudes à l'avant-scène.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a retraité de 101,37 points à 13 457,55 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a glissé de 43,05 points à 3117,73 points et que l'indice composé S&P 500 a perdu 15,30 points à 1441,59 points.

Le plus grand fabricant d'équipement de construction au monde, Caterpillar, a aussi contribué à la dégradation de l'ambiance sur le marché. L'américain a réduit sa prévision de bénéfice pour 2015 en raison de la croissance de l'économie mondiale, plus lente que prévu.

«Compte tenu de l'état du monde en ce moment, nous ne croyons pas que les marchés seront propulsés vers l'avant au cours du mois à venir», a opiné Paul Vaillancourt, vice-président et chef des investissements chez Canadian Wealth Management.

«Nous nous attendons à un peu de consolidation compte tenu de la récente reprise. Mais cela étant dit (...) nous ne croyons pas que nous allons être témoin d'un désinvestissement important.»

Le cours du pétrole brut a rendu 56 cents US à 91,37 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York, tandis que celui du lingot d'or a grimpé de 1,80 $ US à 1766,40 $ US l'once. Le prix du cuivre a grimpé de 2,7 cents US à 3,76 cents US la livre.

En Europe, l'Espagne doit dévoiler cette semaine une série de mesures de réduction de coûts et des réformes structurelles qui pourraient paver la voie à une demande de sauvetage financier à ses confrères de la zone euro. Mais si certains s'attendent à ce que Madrid fasse une telle demande, d'autres s'inquiètent du fait que cette action se fasse attendre. L'Espagne hésite à demander une telle aide en raison des strictes conditions qui accompagnent généralement ces sauvetages.

Une autre source d'inquiétude réside dans les objectifs de réduction de déficit de la Grèce. Les membres de la zone euro pourraient, ou non, donner plus de temps à Athènes pour atteindre ses objectifs, dans un contexte où le pays doit mettre la touche finale à de nouvelles mesures d'austérité pendant que le mécontentement populaire s'accentue.

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