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Julian Assange participera à une réunion de l'ONU par vidéoconférence

25/09/2012 05:34 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, prévoit s'adresser par vidéoconférence aux participants d'une réunion qui se déroulera en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres, il tentera d'attirer l'attention sur ses efforts pour éviter son extradition en Suède.

La mission équatorienne aux Nations unies a indiqué mardi que Julian Assange allait prononcer une allocution mercredi aux côtés du ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, lors d'une réunion convoquée spécifiquement pour discuter de son dossier.

L'Australien tente d'éviter son extradition en Suède, où il est recherché pour être interrogé sur des allégations de crimes sexuels. Depuis le 19 juin, il est réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres, où la police britannique ne peut l'arrêter.

Le président équatorien, Rafael Correa, a accordé l'asile politique à Julian Assange, mais il ne peut quitter la petite mission diplomatique, de la taille d'un appartement. S'il se risque à l'extérieur, il sera arrêté par les policiers qui encerclent l'ambassade nuit et jour.

Julian Assange et ses partisans estiment que le dossier judiciaire ouvert en Suède fait partie d'un complot orchestré par Washington pour le traduire en justice aux États-Unis au sujet de son travail avec WikiLeaks, qui a publié des milliers de documents secrets du gouvernement américain. La Suède et les États-Unis nient ces allégations.

Dans sa dernière apparition publique du balcon de l'ambassade équatorienne, en août, Julian Assange s'était présenté comme la victime d'une «chasse aux sorcières» américaine.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a déclaré que les Nations unies devaient examiner des questions plus importantes que le sort du fondateur de WikiLeaks, mais a admis qu'il n'y avait aucune perspective de trouver une solution avec l'Équateur à court terme.

«Nous nous sommes entendus pour poursuivre nos discussions, et nous continuerons de discuter de ce dossier avec le gouvernement de l'Équateur. Mais je ne vois aucun signe de déblocage», a dit M. Hague devant les journalistes au siège de l'ONU.

Il a précisé que le Royaume-Uni avait l'obligation de se conformer aux lois britanniques et européennes en extradant Julian Assange en Suède. «Le blocage pourrait encore durer encore un certain temps», a-t-il indiqué.

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