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Hollande demande aux Nations unies de protéger les "zones libérées" en Syrie

25/09/2012 02:23 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

NEW YORK, N.Y. - NEW YORK (Sipa) — François Hollande a demandé mardi aux Nations unies de protéger les "zones libérées" en Syrie, et d'assurer "une aide humanitaire aux réfugiés", lors de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.

"Sans attendre, je demande que les Nations unies accordent dès maintenant au peuple syrien toute l'aide, tout le soutien qu'il demande et notamment que soient protégées les zones libérées, et que soit assurée une aide humanitaire aux réfugiés", a déclaré le chef de l'Etat.

"J'ai une certitude, le régime syrien ne retrouvera jamais sa place dans le concert des nations", a-t-il lancé. "C'est pourquoi j'ai pris la décision, au nom de la France, de reconnaître le gouvernement provisoire, représentatif de la nouvelle Syrie libre, dès lors qu'il sera formé", a réaffirmé François Hollande.

"Ce gouvernement devra lui-même donner des garanties pour que chaque communauté soit respectée et puisse vivre en sécurité dans la Syrie de demain", a-t-il souhaité.

"Quant aux dirigeants de Damas, ils doivent savoir que la communauté internationale ne restera pas inerte si, par malheur, ces dirigeants venaient à utiliser des armes chimiques", a-t-il poursuivi.

Lors d'une conférence de presse, juste après son discours, François Hollande a précisé que la formation d'un gouvernement provisoire serait un "moyen puissant" pour convaincre des pays qui "défendent le statu quo en pensant qu'il pourrait y avoir un risque après l'effondrement d'Assad", visant sans les citer la Russie et la Chine, qui ont jusqu'à présent opposé leur veto aux projets de résolution des Nations unies.

Quant aux "zones libérées", il a souligné que leur protection "relève du Conseil de sécurité" de l'ONU. "Nous considérons que c'est à la fois nécessaire pour protéger les populations mais également un moyen pour permettre qu'il puisse y avoir un processus de transition politique", a-t-il expliqué lors de cette conférence de presse.

"Nous voulons d'autant plus évoquer les zones qui pourraient être effectivement de protection, qu'il s'agit d'assurer aux réfugiés, à ceux qui pourraient être privés d'eau, d'électricité, les moyens de subsistance dans les prochaines semaines", a-t-il insisté.

pyr/AP-sc

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