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Stephen Harper est critiqué par l'opposition pour son absence de l'Assemblée de l'ONU

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STEPHEN HARPER CANNIBAL RYAN LEEF
CP

OTTAWA - Parce qu'il se rend à New York jeudi sans daigner se présenter à l'Assemblée générale des Nations Unies qui y a lieu, le premier ministre Stephen Harper a été la cible des critiques de l'opposition mardi.

Si le premier ministre n'avait pu se rendre à New York jeudi, soit. Mais il y sera déjà pour accepter son prix d'«Homme d'État de l'année», qui lui a été décerné par une organisation américaine, ont dénoncé les partis d'opposition.

Le siège des Nations Unies n'est qu'à quelques coins de rue du chic hôtel new-yorkais où M. Harper recevra son prix.

Le premier ministre envoie un bien mauvais message aux autres nations, croient les partis d'opposition. Ils y voient une insulte envers la communauté internationale qui se réunit pour discuter des sérieux défis auxquels elle fait face.

«Si l'Assemblée générale des Nations Unies est assez bonne pour Barack Obama, pourquoi n'est-elle pas assez bonne pour notre premier ministre?», a demandé à la Chambre des communes le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair.

M. Harper ne s'est pas laissé démonter par ces attaques.

«Cela n'a jamais été le cas que le premier ministre prenne la parole chaque année à l'Assemblée générale des Nations Unies», a-t-il expliqué.

Il a indiqué qu'il a délégué — à nouveau — la responsabilité de livrer le discours aux Nations Unies à son ministre des Affaires étrangères, John Baird. Un ministre en qui il a pleinement confiance, dit-il.

Il est normal que le premier ministre s’adresse à l'ONU quelques fois durant un mandat mais pas nécessairement à toutes les fois, a convenu le ministre Maxime Bernier, qui s'est déjà occupé du portefeuille des Affaires étrangères.

«L'important c'est que le message du gouvernement soit transmis aux diplomates de l'ONU par l’entremise du ministre concerné», fait-il valoir.

Au lendemain de l'annonce du partage de certaines ambassades entre le Canada et le Royaume-Uni, Ottawa aurait dû laisser savoir au monde qu'il a une présence réelle sur la scène internationale, croit M. Mulcair.

Le premier ministre a rejeté cette critique sans s'y attarder.

«On ne doute pas du fait que ce gouvernement prenne des positions indépendantes fortes et claires concernant la politique étrangère», a-t-il répliqué.

M. Mulcair a aussi tenu à rappeler que le Canada n'a pas réussi à obtenir un siège convoité au Conseil de sécurité de l'ONU et que par son absence cette semaine, il démontre son désintérêt envers l'organisation internationale. Alors qu'il devrait faire le contraire pour y prendre sa place.

Selon le chef libéral par interim Bob Rae, cette décision de M. Harper illustre à quel point le Canada a d'utres priorités sur la scène internationale.

«C’est clair que pour le premier ministre l’ONU n’est pas une organisation qu'l aime. Il donne aucune priorité à l'ONU. Tout le monde le sait. Il n'aime pas l’ONU», lance-t-il.

«C’est pas juste de recevoir des prix d'être premier ministre du Canada. C'est d’aller à l'ONU défendre les intérêts du Canada et manifestement il le fait pas», a pour sa part critiqué le chef bloquiste Daniel Paillé.

Le prix d'«Homme d'État de l'année» est décerné par la Fondation Appeal of Conscience. Elle a été créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier. Son conseil d’administration comprend notamment l'ex-président américain Bill Clinton et les anciens secrétaires d’État Madeleine Albright, George Schultz, James Baker et Colin Powell.

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