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François Hollande à la rencontre de la communauté française de New York

25/09/2012 08:03 EDT | Actualisé 25/11/2012 05:12 EST

Quelque 1.500 Français de l'étranger venus écouter mardi soir François Hollande en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York ont accueilli avec enthousiasme le discours du président, tout en restant circonspects sur la teneur de son message.

D'emblée, M. Hollande a entamé son discours d'une petite vingtaine de minutes, dans un théâtre du centre de la métropole américaine, le Roseland Ballroom, sur le ton de la boutade: "On va maintenant me dire que je me produis à Broadway!".

Son allocution, touchant à des thèmes aussi larges que l'urgence d'agir en Syrie ou au Mali, ou la nécessité de donner confiance aux jeunes Français, se voulait aussi flatteur pour le public new-yorkais qu'il a qualifié "d'élite des Français de l'étranger, ou du moins c'est comme ça que l'on vous" présente.

"Ce fut un discours simple, efficace, j'espère... On a beaucoup de boulot sur la planche", a salué Frédéric Tes, jeune Français travaillant dans les ressources humaines.

Le thème de l'imposition jusqu'à 75% au-delà d'un million d'euros de revenus annuels était présent dans les esprits.

"On aimerait en savoir plus sur les 75%", a commenté Lystel Ngoma, commercial, tandis que d'autres s'estiment chanceux de vivre aux Etats-Unis, où le taux d'imposition est moindre.

Pour d'autres encore, c'est un repoussoir: "C'est exactement pour cela que je suis parti de la France, c'est pour cela que les entrepreneurs s'en vont", s'écrie Guillaume, un banquier, qui refuse de donner son nom de famille.

Pour George, "ce n'est pas le problème des 75%, c'est le problème de l'état d'esprit que ça révèle. Evidemment que les jeunes ne sont pas encore concernés, mais cela les met dans une perspective où ils se disent, si un jour on y arrive, on sera montrés du doigt".

Des jeunes Françaises ont apprécié le ton du discours mais ont trouvé que "cela manquait de profondeur".

Adelaide Subtil, dans la création graphique, n'a pas voté pour le président, mais se réjouit d'être venue: "J'ai eu droit à une coupe de champagne et j'étais contente d'entendre ce qu'il a à dire, car je ne sais pas grand chose de ce qu'il a fait jusqu'à présent".

Un producteur de vin, Jean-Luc Colombo, a apprécié un "homme dynamique. Il a beaucoup de projets. C'est un moment difficile de morosité, de crise, c'est bien de voir quelqu'un qui essaye de faire bouger les choses".

L'artiste Charlélie Couture, installé à New York, est content d'avoir entendu un discours "clair" mais refuse d'aller plus loin en disant que "les artistes n'ont pas à se mêler de politique".

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